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Après un long moment de réflexion, et pour tout un tas de raisons inutiles à expliquer ici, j’ai décidé (une fois de plus dirons-nous…) de mettre le blog nflbook en pause. A la différence près que cette pause a de très grandes chances d’être un arrêt définitif cette fois-ci. Comme un joueur en fin de carrière, j’ai tenté un Come-Back pas très inspiré qui pourrait bien venir gâcher ce qui a été fait précédemment, et il est donc temps de raccrocher… Cela dit, le blog restera tout de même ouvert pour le moment et accueillera bien volontiers tous les articles qui me seront envoyés. Si les écrits sont au rendez-vous, nflbook pourrait peut-être même muter en "grand livre d’or des souvenirs des internautes"… Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’heure, intéressons nous à cet article écrit par Philippe qui retrace la grande carrière de LaDainian Tomlinson. Un grand merci à lui pour son travail, et un grand merci à tous les lecteurs pour m’avoir suivi tout ce temps. Au revoir à tous et peut-être à bientôt, qui sait…

Vous avez du l’apprendre il a quelques temps, LaDanian Tomlinson, qui répond toujours au diminutif de « LT », a mis officiellement un terme a sa carrière en fin de saison 2012. Pour ce faire, il a symboliquement signé un contrat d’une journée avec son équipe de toujours, les Chargers de San Diego. Retour sur l’un des plus grands Running Backs de l’histoire qui aura, même sans remporter le titre suprême, marquer de son empreinte cette dernière décennie et toute une génération de Fans.

Originaire de Rosebud au Texas, LaDainian Tomlinson est né le 23 Juin 1979.  Sa passion pour le Football le prend très tôt, bien avant son entrée au Collège. Comme tout Texan de son époque, le jeune LT n’a d’yeux que pour une seule équipe, les Dallas Cowboys d’un certain Emmitt Smith. Au début des années 90, l’équipe et le joueur écrasent tout sur leur passage. Un amour pour l’équipe à l’étoile qui le pousse à choisir la voie du Football une bonne fois pour toutes.

Produit de TCU entre 1998 et 2000, il y passe des années pleines où il remporte de nombreux titres et plusieurs distinctions, notamment celui de meilleur Running Back de la NCAA en 1999 et 2000. Il est surtout l’auteur d’un record qui le fait définitivement rentrer dans la légende du Football collégial avec une performance de 406 yards à la course lors d’un match de Novembre 2000, record qui tient d’ailleurs toujours.

Les Scouts le voient alors comme le tout meilleur RB, et peut-être même le tout meilleur prospect disponible au repêchage en 2001, si bien qu’il est placé par les experts devant des noms tels que Deuce McAllister, Michael Bennett, ou encore Travis Henry. En effet, LT est un RB complet : du haut de son mètre 78 et avec ses 100kg, il a le profil parfait du porteur de ballon a la fois vif et robuste. Sa pointe de vitesse, ses mains et sa capacité à trouver le gap lui permette de faire les gros jeux et en font une arme plus que redoutable face aux défenses adverses de par sa versatilité sur un terrain, n’hésitant pas à aller dans le trafic lorsque cela est nécessaire.

Aussi bon coureur que receveur, capable de déstabiliser les défenses adverses, c’est un diamant brut qui se présente à la Draft de 2001. Fort d’une carrière riche en NCAA, beaucoup de franchises voient en LT leur RB vedette. Les Chargers, qui essayent de sortir du marasme après des saisons de misère depuis l’échec retentissant de Ryan Leaf, voit en lui un Playmaker capable de relancer une franchise en pleine dérive. Lorsque LT se présente, San Diego possède le 1er choix de cette Draft qu’ils n’hésitent pas à trader aux Falcons (qui en profiteront pour drafter un certain Michael Vick..), prenant le risque de voir LT partir plus tôt que prévu. Pari réussi pour les Chargers ! En plus de récupérer des choix supplémentaires, le produit de TCU est drafté en 5ème position, et grâce aux Picks récupérés durant cette transaction, un dénommé Drew Brees viendra s’ajouter a cette excellente et bénéfique Draft pour les californiens.

Une question, que beaucoup d’experts se sont déjà posée, vient tout naturellement à l’esprit : Et si les Chargers avaient Drafté Vick plutôt que LT ? Le choix de ne pas se diriger vers cette solution vient sans doute du fiasco Ryan Leaf, qui reste un traumatisme pour cette franchise à l’époque. C’est donc avec sagesse que San Diego n’hypothéquera pas son avenir en investissant autant sur un seul et unique joueur. Même sans autant de titres à la clef, en connaissant à présent les déboires qu’a connus Vick, l’avenir leur a donné raison.

Performant lors des camps de pré-saison et confirmant tous les espoirs placés en lui, il fait sa place et débute le premier match de la saison 2001 en tant que Starter, poste qu’il ne quittera plus jusqu’à son départ de San Diego en 2010. Sa première saison en tant que Rookie est plus que correcte avec 1200 yards cumulés et une moyenne de 3,6 yards par course.  Il réalise une saison pleine avec 16 matchs disputés mais surtout, il nous donne envie de voir ce va donner la suite. Une suite qui sera magique, autant pour les Fans des Chargers que pour la NFL.

Maintenant que LT le Rookie n’en n’est plus un, il est temps pour lui d’exploser. Sa saison 2002 va définitivement l’établir comme l’un des meilleurs RB’s de la League, avec cette fois-ci un impressionnant total de 1 683 yards à la course et une moyenne de 4,5 yards par course plus 14 TD’s, ce qui lui vaut une première sélection au Pro Bowl. En plus de son style de jeu électrisant, LT possède des mains sûres, ce qui fait que, sous la houlette de Drew Brees, il devient un élément essentiel dans l’offensive des Chargers. Les saisons s’enchaînent avec un rendement en constante évolution. LT a donc réussi à redonner vie à une Franchise qui n’attendait que lui. Son style de jeu, sa visière opaque en font une icône de la NFL, un joueur craint et respecté de tous.

Même avec ses 3 sélections au Pro Bowl et son statut de superstar, LT va définitivement rentrer dans la légende et va connaître une saison démentielle en 2006, peut-être la meilleure pour un RB. Cette année-là, le coureur originaire du Texas cumulera 1 815 yards au sol, 508 yards à la passe, et établira surtout un nouveau record dans la NFL avec 31 TD’s marqués dont 28 à la course. Il sera tout naturellement élu MVP de la saison. Les Chargers écrasent la League, finissent la saison avec une fiche de 14-2 et sont de sérieux prétendants au Superbowl. Malheureusement, ils s’inclineront face aux futurs champions en Playoffs, les Patriots de Tom Brady.

Les deux saisons suivantes seront encore très productives, mais elles se terminent souvent par des défaites crève-cœur, en partie car l’équipe arrive "sur les rotules" aux matchs à enjeu que sont les Playoffs. Sa dernière année chez les Chargers le verra ralentir. LT annonce alors que le jeu de la Franchise n’est plus adapté à son style de jeu.  Comme souvent, pour des raisons financières, il est échangé aux Jets pour se joindre à un comité de RB’s, limitant ainsi sa production. Ces 2 saisons chez les Jets le font un peu etomber dans l’anonymat. Vieillissant, il met un terme a sa carrière a 32ans pour signer un contrat symbolique avec son équipe de cœur, les Chargers.

Outre ces saisons dantesques, LT s’est établi comme LE Running Back de cette dernière décennie, l’un des seuls capables d’avoir un rendement aussi impressionnant aussi longtemps. Le jeu évolue, et les Running Backs capables de cumuler plusieurs saisons de 1000 verges ne sont plus légion. Lui est resté au top durant 10 années dans la League lui permettant ainsi d’établir de nombreux records. Parmi eu, en plus de son incroyable saison 2006, Tomlinson c’est 145 TD au sol, soit le second plus gros total derrière un certain Emmitt Smith et 13 684 yards à la course, soit le 5ème meilleur total de tous les temps. Il aura couru pour plus de 1 200 yards et réceptionné plus de 50 ballons lors de ses 6 premières saisons NFL. Autre fait d’armes, il prouve sa polyvalence avec ses 6 Touchdowns à la passe sur 7 tentatives.

Tout comme Brian Dawkins et beaucoup d’autres, et malgré son abnégation et sa capacité à mener les siens vers la victoire, il a fini sa carrière sans titre. Malgré tout, il est certain que le temple de la renommée l’attend, et il est déjà prévu que son maillot marqué du célébrissime #21 ne soit plus jamais porté chez les San Diego Chargers.

Il y a bientôt 3 ans, nous avions ensemble fait un petit tour d’horizon d’un Football tout en puissance en passant en revue les plus grands Hard Hitters de l’histoire. Suite à un commentaire de Jfry, qui demandait un article relatif aux Hard Hitters les plus réputés de l’ère actuelle, j’ai décidé de lancer une nouvelle rubrique. Cependant, plutôt que de proposer un énième Top 10 aux choix toujours discutables, il s’agit cette fois de débuter une série de petits papiers au format “Timeout” qui traiteront chacun d’un joueur différent…

A cette occasion, j’en profite pour vous solliciter une fois de plus. Étant donné que notre perception des choses et des joueurs est différente, je vous invite à proposer à votre tour un Hard Hitter en rédigeant quelques lignes du même format que l’article qui suit (ou plus court…), en notant la "puissance" du joueur sur 5 étoiles (représentées ici par des coups de poing…), et en lui trouvant un surnom ainsi qu’un joueur d’antan à qui il aurait pu "dignement" (ou pas) succéder. Il vous suffit ensuite d’envoyer le tout part mail à nflbook@gmail.com, et votre Hard Hitter viendra grandir les rangs de notre Hard Hitting Football, ou faire parler les contradicteurs…

On commence en force avec Dunta Robinson…

Nous commençons aujourd’hui par une figure marquante des défenseurs actuels, le Cornerback des Falcons, ancien joueur des Texans, Dunta Robinson. L’ancien de South Carolina – 10th Overall en 2004 –  n’a certes pas un physique très impressionnant, 1,78 m pour 83 kilos, mais n’en reste pas moins l’un des plaqueurs les plus féroces jouant actuellement en NFL. A son époque des Texans, il a d’ailleurs tout de suite su se rendre indispensable en postant 87 Tackles et 6 interceptions. Durant la saison 2008, il devient même le meilleur intercepteur de tous les joueurs ayant évolué aux Texans, mais se fait aussi remarquer par son jeu tout en puissance et ses nombreux Tackles. Des chiffres qui vont lui donner le goût d’en faire enfler d’autres…

En effet, en 2009, alors que la saison vient de s’achever, Robinson écope du Franchise Tag (le premier dans l’histoire des Texans). Le joueur, qui comptait bien tester le marché est déçu, et ompte bien le faire savoir. Il commence par ne pas se présenter au Training Camp, puis après avoir cédé et alors qu’il dispute son premier match de la saison, il porte des chaussures spéciales assorties du logo “Pay Me Rick” afin de faire comprendre au GM des Texans Rick Smith qu’il mérite maintenant une revalorisation de son contrat… Un fait d’arme qui lui coûtera une amende de 25 000 Dollars…

Pourtant, et malgré ses frasques, c’est surtout avec les Falcons d’Atlanta que Robinson va faire le tour du Web grâce à deux actions qui vont directement nous replacer dans le contexte de l’article, puisqu’il s’agit de 2 Hits pour le moins terribles… Les deux sont d’ailleurs similaires puisque nous avons affaire à deux chocs casque contre casque, et que c’est à chaque fois un joueur des Eagles de Philadelphie qui va être visé.

Première victime, le 17 octobre 2010, le receveur DeSean Jackson. Deuxième victime, le 18 Septembre 2011, l’autre receveur des Eagles Jeremy Maclin. A chaque fois, et alors que le receveur vient d"effectuer le Catch, Robinson arrive lancé et découpe littéralement les pauvres victimes qui ne s’attendent alors pas à un Hit d’une telle violence. Si vous ne connaissez pas ces coups de corne, les voici compilés en une vidéo qui rend assez bien la violence des chocs.

Bien entendu, Dunta Robinson écopera à chaque fois d’une amende salée pour Illegal Hit, 50 000 Dollars pour Jackson et 40 000 Dollars pour Maclin. Pourtant, et même si tout le monde est d’accord pour reconnaître la dangerosité du geste, il faut tout de même souligner le courage du joueur qui effectue là des actions au style kamikaze. Tel un missile sol-sol, le garçon cible sa proie, la verrouille, et fonce afin de la désintégrer, au risque de rester lui même sur le carreau. Cela n’excuse rien, mais démontre un tempérament pour lequel on peut avoir un certain respect.

A 30 ans, Dunta Robinson possède déjà une belle carte de visite et des stats intéressantes : Plus de 500 Tackles, 4 Sacks et 16 INT’s pour 190 yards et 1 TD. Personnage étrange et joueur très talentueux, on ne peut vraiment s’empêcher de suivre le déroulement de sa carrière. Tant mieux, car mieux vaut toujours garder un œil sur lui !

Note :


Surnom suggéré : Headbutt (coup de boule)

Il lui ressemble : un croisement entre Dick “Night Train" Lane et Jack Tatum

Ego surdimensionné, pleurnichages médiatiques, critiques de ses coéquipiers, Outing envers le pauvre Jeff Garcia, provocations verbales, Terrell Owens a tout fait pour tenter de pousser les gens à bout. Malgré un talent évident et des statistiques suffisantes pour faire parler de lui en bien, le garçon maîtrise à la perfection l’art de se faire détester de tous.

Terrell Owens la bouche fermée, une image rare…

Sans revenir sur toutes ses frasques qui ont fait le tour du globe, Terrell Owens a déjà à maintes reprises tenter d’humilier ses adversaires, cela même au cours de célébrations de Touchdowns. L’un de ses faits d’arme le plus notable reste d’ailleurs son imitation de Ray Lewis, dans laquelle il singe de manière grotesque la danse pre-game du Linebacker.

Le receveur, qui porte alors le jersey des Eagles, mérite tout de même cette fois pour ce fait un peu de considération, car il fallait un certain courage pour s’attaquer à la terrible bande de Baltimore.  Après une telle provocation, Owens pouvait en effet s’attendre à de sérieuses représailles de la part de la D des Ravens, même si tout cela avait été fait dans un esprit somme toute “bon-enfant”…

Mais ce 24 septembre 2000, en toute connaissance de cause ou non, le receveur a franchi un palier en tentant d’humilier les Cowboys à domicile et en s’en prenant au symbole de l’une des Franchises les plus appréciées du pays, la célèbre “Dallas Star”.

Alors que les 49ers mènent 10-3 au milieu du deuxième quart-temps, Owens inscrit un premier Touchdown sur une passe de 3 yards de Jeff Garcia. Le ballon en mains, il sprinte alors en direction du centre du terrain et, arrivé au niveau de la gigantesque étoile bleue des Cowboys, ne redoutant rien, il prend une pose solennelle dans le but de piétiner moralement l’adversaire du soir, et ce sur ses terres. Le public se met alors à huer copieusement Owens, mais l’incident semble clos…

Quelques minutes après cette célébration, les Cowboys reviennent dans le match sur une course de 1 yard du Running Back Emmitt Smith. Toujours sous le coup du camouflet que son équipe vient d’essuyer, Smith ramasse le ballon, court jusqu’au centre du terrain, et posant un genou au sol, claque le ballon afin de montrer à l’outrecuidant que Dallas est toujours chez lui. Une bonne idée, sauf que Terrell Owens ne compte pas en rester là…

A la fin du 4ème quart, et alors que les Cowboys sont déjà surclassés 34-17 par les Niners, Terrell Owens inscrit son deuxième Touchdown de la soirée pour porter l’avance de San Francisco à 24 points. Il va alors vouloir avoir le dernier mot en réitérant sa célébration d’avant et en claquant lui aussi le ballon au centre du terrain… Mais déjà ulcérés par le score du match, les défenseurs des Cowboys, et le Safety George Teague en particulier, ne l’entendent pas de cette oreille.

Alors qu’Owens reprend sa pose, Teague se rue sur lui afin de le bouter hors de l’étoile. Nullement perturbé par cette tentative de plaquage, Owens se relève et continue sa célébration, laissant ses coéquipiers le défendre après le pugilat qu’il vient de déclencher.

Après son coup de sang, Teague est canalisé par ses coéquipiers (qui le féliciteront d’ailleurs pour son geste) tandis que les arbitres tentent de chasser le perturbateur hors du terrain. Il faut dire que, même si l’on n’aime pas la Franchise de Dallas, ce manque de respect flagrant est vu par beaucoup comme outrancier, d’autant que nombre de stars figurent encore dans l’effectif des Boys, Troy Aikman , Randall Cunningham et Emmitt Smith en tête.

Mais le plus incroyable dans l’histoire, c’est que Terrell Owens ira jouer pour la Franchise qu’il a titillée et dont les Fans sont les plus virulents à son encontre. Pour preuve, en 2006, ils sont tous montés au créneau pour tenter d’empêcher l’acquisition, mais en vain !

George Teague et les Fans n’oublieront jamais l’offense…

Le 15 Décembre 1963, les Philadelphia Eagles accueillent les Minnesota Vikings au Franklin Field pour un match qui n’a strictement aucun intérêt. En effet, alors que cette rencontre sonne le terme de la saison, les deux équipes sont déjà bien loin d’une qualification pour les Playoffs et s’affrontent simplement pour l’honneur. Les Vikings affichent 4 victoires alors que les Eagles en sont eux à 2… Un joueur va néanmoins réussir à établir un record lors de ce match pourtant sans enjeu : le Defensive End Don Hultz.

Au cours de cette rencontre, le DE Rookie Don Hultz, 1.92 m pour 110 kilos, réussit à recouvrir un Fumble commis par le QB des Eagles Sonny Jurgensen. Cela ne constitue pas un exploit en soi, mais ce Fumble ajouté aux huit précédents Fumbles d’adversaires recouverts, porte son total de la saison à 9. Il vient de battre le record précédemment établi en 1955 par le Linebacker Hall Of Famer des Lions, Joe Schmidt.

Ce record n’était pas aussi aisé à avoir qu’il n’y paraît, puisqu’il s’agit du record des Fumbles d’adversaires recouverts et non des Fumbles commis par un joueur de sa propre équipe, plus faciles à récupérer par des Linemen ou le QB lui-même. La plupart des Fumbles arrivent en effet souvent sur un mauvais Snap ou un Handoff mal géré, le QB est donc toujours en première ligne pour se jeter et réparer sa bévue.

On remarquera d’ailleurs que sur les 10 meilleurs joueurs à avoir recouvert des Fumbles de leurs équipes, seul Bill Butler n’est pas Quarterback. En l’occurrence, et en ce qui concerne ce nouveau record, Hultz a du se battre contre cet état de fait pour aller chercher 9 Fumbles commis en général par des QB’s, ce qui montre un sens de l’à-propos assez exceptionnel.

Dès la deuxième rencontre, le jeune homme, Ancien Free Agent sorti de Southern Mississipi s’était illustré en allant recouvrir son premier Fumble commis par le Running Back de Chicago Willie Galimore. Puis chaque match a finalement apporté un Fumble supplémentaire recouvert jusqu’à ce que la presse locale s’intéresse au numéro 83 et que ses coéquipiers ne finissent par le surnommer “The Magnet” (l’aimant). Ses Fumbles Recoveries étaient même vu par les observateurs comme “une part importante de l’attaque des Vikings”…

En effet, sur tous les Fumbles recouverts par Hultz, 2 d’entre eux furent convertis en Touchdowns et 4 autres en Field Goals. Le plus mémorable reste certainement le Fumble recouvert contre les Lions le 24 novembre 1963 et ce à 5 minutes de la fin du match. Alors menés 31-27 par l’équipe du QB Earl Morrall, les Vikings vont faire fructifier l’offrande de Hultz par un TD de 2 yards inscrit par le Halfback Tommy Mason et remporter le match 34-31.

Au final, les Vikings remporteront ce match contre les Eagles 34-13 et finiront la saison avec un triste bilan de 5-8-1. Interrogé sur son record, Don Hultz dira simplement : “Je ne vais pas spécialement à la chasse au ballon. J’essaye d’être toujours en alerte, mais on peut dire la même chose de nous tous sur notre ligne défensive. Je suis tout de même fier de ce record, mais à cette époque, ça n’avait pas beaucoup d’importance. J’ai eu la chance de pouvoir créer quelques Turnovers pour mes coéquipiers et j’ai pu en récupérer quelques uns moi-même”.

Après cette année exceptionnelle à titre personnel, Don Hultz sera bizarrement tradé aux Eagles (ironie de l’histoire), qui étaient en pleine reconstruction. Il y restera 10 saisons avant de finir sa carrière aux Bears. Incroyablement, durant ces 11 années en NFL après avoir quitté les Vikings et joué aux postes de Defensive End, Defensive Tackle et Linebacker, il ne recouvrira que trois autres Fumbles !

Tous les Fans qui s’intéressent au Football des années 70 le savent, “Mean” Joe Green a sans doute été le meilleur Steeler de tous les temps et un des tous meilleurs linemen de l’histoire. Cela dit, le Defensive End détestait la défaite, mais aussi toutes les équipes de sa division, ce qui pouvait le pousser à agir vraiment bêtement le cas échéant. Il n’était pas surnommé "Mean" – traduisez "méchant" – pour rien, et ce trait de caractère prenait tout son sens lors des Rivalry Games, qui revêtaient à cette époque une importance toute particulière et qui s’est "malheureusement" – dans le sens de l’engagement fourni – un peu perdu ces dernières années.

Cette après-midi du 5 octobre 1975, les Steelers se déplacent dans l’Ohio, chez leurs voisins et pires rivaux, les Cleveland Browns. Greene n’a pas perdu la fougue qui l’habite depuis le tout début de sa carrière et s’avère encore totalement incontrôlable lors de certains matchs durant lesquels il perd ses nerfs de manière incroyable. Sous un soleil caniculaire, c’est exactement ce qui va se passer ce jour là…

Lors de ce match durant lequel les Steelers se montrent pourtant dominateurs – ils mènent déjà 28-0 à la mi-temps – Joe Greene a déjà tout fait pour énerver ses adversaires, tentant même de les pousser à bout avec des conduites anti-sportives explicites. Le DE s’amuse par exemple à déplacer le ballon posé sur la ligne afin d’exaspérer le Centre adverse. Dans un état d’énervement et de frustration extrême, les Browns répliquent et plusieurs bagarres ont déjà éclaté lors du 2ème quart-temps.

Ce n’est cependant pas suffisant pour "Mean", qui ne se cache pas de détester la Franchise des Browns et tous ses joueurs. Après la reprise, lors d’une tentative de passe des joueurs de Cleveland, "Mean" Joe Green frappe violemment le lineman Bob McKay, ce à plusieurs reprises, au niveau de l’aine et de l’estomac, alors que ce dernier n’avait strictement rien fait de provocateur auparavant  (3.08 dans une vidéo qui montre bien l’engagement total des joueurs de l’époque).

Une bagarre inévitable éclate alors puisque tous les Browns, McKay le premier, tentent de réparer l’infamie à coups de poings dans une scène d’une rare violence. Après avoir frôlé la catastrophe, les esprits finissent par se calmer et Greene est éjecté du terrain en compagnie du Centre des Browns Tom DeLeone, qui a donné les coups de poings les plus forts. Après avoir rossé le pauvre Bob McKay, et alors qu’il est en route pour les vestiaires, Greene se tourne alors vers les 73 595 Fans du Cleveland Browns Stadium et clame, railleur : “Hey Cleveland ! How you like us now ?”

A l’arrivée, les Steelers "piétinent" également les Browns sur le terrain en les écrasant 42-6, eux qui venaient déjà de sa faire étriller 42-10 par les Vikings la semaine précédente ! Les Steelers postent même 501 yards pendant que les Browns terminent eux avec un piètre 221 yards…

Quoi qu’il en soit, et malgré la violence ponctuelle de Greene, le tempérament bouillant du lineman aura tout de même eu le mérite de redonner une incroyable envie de vaincre aux vétérans des Steelers, qui n’attendaient que ça pour renaître de leurs cendres, mais aussi à tous les jeunes inspirés par les vieux grognards. Tout le monde a été entraîné dans son sillage, Bradshaw et Lambert en tête, pour livrer une énorme saison qui les verra finir avec une fiche de 12-2 et remporter un deuxième  SB consécutif, le X contre les Cowboys (21-17). S’ensuivront des années de domination défensive et deux autres titres en 1978 et 1979. Avec les Steelers, et Greene en particulier, la fin justifie les moyens !

Son portrait tiré du Top 10 Steelers Of All Time : “Mean” Joe Greene est très certainement le meilleur Defensive Tackle à avoir foulé un terrain de Football. Il arrive à Pittsburgh en 1969, peu après la réunification AFL/NFL, et trouve de suite sa place au sein d’une équipe qui peine encore à trouver son rythme de croisière. C’est d’ailleurs sur lui que la franchise va s’appuyer pour construire une équipe, ou plutôt une dynastie, qui écrasera tout sur son passage dans les années 70, et autour de lui que le “Steel Curtain” se créera. Fort comme un bœuf (1.95m pour 130 kg), agile, rapide, technique en diable et doté d’un premier pas fulgurant, Greene excellait pour stopper le Run, mais aussi pour mettre la pression sur le QB adverse. Il jouera en tout 181 matchs avec les Steelers, sera élu 10 fois Pro Bowler et 5 fois All Pro. DROY en 1969, il est également élu 2 fois Defensive Player Of The Year en 1972 et 1974, remporte donc 4 titres (IX, X, XIII, XIV), et rejoint la 1970′s All Decade Team ainsi que la NFL 75th Anniversary All Time Team. “Mean” fait son entrée au HOF en 1987.

Lorsque l’on regarde un match de Football, la beauté d’une rencontre peut s’apprécier selon deux principaux critères. Nous pouvons prendre du plaisir à regarder évoluer une belle attaque alternant puissant jeu au sol et jeu aérien inspiré, ou nous pouvons apprécier une défense agressive ou une jolie bataille de tranchée faite de Blocks féroces. Il est a priori déjà beaucoup plus rare de s’enflammer et d’attendre impatiemment l’entrée d’une Special Team. Il est pourtant un joueur qui a été capable de faire changer d’avis  ceux qui l’ont vu jouer, j’ai nommé le meilleur Special Teamer de tous les temps, Steve Tasker.

En 1985, à sa sortie du College de Northwestern, Steve Tasker est sélectionné par les Houston Oilers au 9ème tour de la Draft (Pick 226…). Receveur de formation, Steve Tasker est assez vite barré par plus fort que lui, et surtout freiné par son gabarit (1.75 m pour 83 kilos). Il ne joue donc qu’une seule saison à Houston dans un rôle anecdotique et est coupé en fin d’exercice. Les Bills ont cependant cru voir en lui certaines qualités en Special Team et le font venir chez eux pour la saison 1986.

Steve Tasker sait quand il arrive qu’il aura très peu de chances de jouer puisque Buffalo possède déjà un Go-To-Guy à la position de receveur en la personne d’Andre Reed et que les Bills croient également beaucoup en Chris Burckett. Le début de la saison va d’ailleurs dans ce sens puisque Tasker n’a au final l’occasion de s’exprimer qu’au poste de Slot Receiver dans de très rares occasions… Mais au lieu de laisser tomber, le joueur décide de mettre sa fougue, son envie et ses aptitudes physiques au service de l’équipe spéciale des Bills. Il devient très rapidement un Special Teamer renommé à la position de Gunner. Quant on sait que la position est également surnommée “Kamikaze”, on a une idée du rôle à tenir…

Pour faire simple, et pour faire découvrir cette position à ceux qui ne la connaisse pas encore, le Gunner est un joueur rapide et agile qui doit courir le plus vite possible près de la Sideline et se ruer sur le porteur du ballon (le Kick ou Punt Returner) afin de le plaquer dans son propre camp.

Le but étant d’éviter les Blocks, le Gunner se doit d’avoir des appuis foudroyants et d’être capable de changer de direction très rapidement. En plus de ça, il doit bien entendu être capable de bloquer le Gunner adverse lorsque c’est son équipe qui Punte, et doit également savoir recevoir le ballon le cas échéant (les Gunners sont le plus souvent des DB’s, des WR’s ou des RB’s, Backups de préférence).

La position est peu enviée dans une équipe et elle demande une abnégation et un sacrifice total. Il faut se livrer à 100 %, ne pas craindre les coups ni les blessures et ne pas rechercher les honneurs. Un rôle besogneux dans lequel excelle Steve Tasker, d’autant qu’après seulement quelques matchs, le joueur a acquis une belle réputation de Hard Hitter et qu’il est capable d’effrayer le Catcher adverse, d’autant qu’il est très difficile à museler.

Au fil du temps, le public apprend à aimer Steve Tasker et se met attendre le numéro 89 avec impatience. Il faut dire qu’il est toujours le premier sur le Returner adverse et qu’il est toujours là pour apporter le momentum à son équipe en réalisant des Forced Fumbles, des plaquages dévastateurs et bloquer des Kicks, bref, créer des Turnovers. De plus, Tasker est réputé pour apporter une présence importante dans les vestiaires.

En quelques saisons, et grâce à son jeu électrique, il est même devenu l’un des chouchous du public du Ralph Wilson Stadium, et même si ses statistiques dans le jeu sont anecdotiques – 51 Catches pour 779 yards et 9 TD’s, 1 200 yards en retour de Kicks – son apport se mesure autrement. Il suffit de regarder une vidéo pour se rendre réellement compte de l’impact du joueur.

Certes, il serait peut-être exagéré de dire que Steve Taker a joué un rôle prépondérant dans les 4 Super Bowls disputés consécutivement par les Bills (malheureusement perdus…). Il a néanmoins tenu un rôle essentiel grâce à l’élan qu’il a su apporter à son équipe. Cela se traduit d’ailleurs par 7 sélections pour le Pro Bowl de 1987 à 1995 (nommé MVP du Pro Bowl en 1993), 7 sélections All Pro et une place dans le Top 50 Bills Of All Time. Il n’a pour le moment toujours pas gagné le droit de faire son entrée à Canton et a échoué en demi-finale des sélections pour le Hall Of Fame.

Peut-être est-ce du à son geste lors de son dernier match professionnel – une défaite à Green Bay –  lors duquel il a “bumpé” un arbitre après une décision contestable. Ses détracteurs, quant à eux, disent que sa position et ses statistiques sont rédhibitoires pour un jour être lauréat. Quoi qu”il en soit, Steve Tasker peut au moins se targuer d’être l’un des rares joueurs – avec peut-être mais dans un tout autre registre Dante Hall et Devin Hester – à être devenu une Superstar en jouant uniquement en Special Team. Son ancien coéquipier Jim Kelly Himself l’a déclaré meilleur Special Teamer de tous les temps, c’est pour dire !

Aucun Fan NFL ne l’ignore, les Dolphins du début des années 70 était une équipe redoutable qui réussit à disputer 3 Super Bowls de suite avec deux victoires successives à la clé. Autre fait d’armes connu de tous, "l’Undefeated Season" de 1972 avec un bilan parfait de 14 victoires sans aucune défaite, suivie du titre suprême. Cela dit, si l’on demande à un fan de citer un membre de cette équipe mythique, son choix va très certainement se porter sur le QB Bob Griese, le WR Paul Warfield, le Fullback Larry Csonka, ou encore un défenseur acharné comme Nick Buoniconti. Pourtant, il est un homme tout aussi important que ceux précédemment cités qui remporterait très peu de suffrages et qui a pourtant été indispensable à ce succès. Le Centre Jim Langer.

Pourtant, rien n’a été évident pour lui puisque lorsqu’il débarque en NFL, le jeune homme n’est même pas passé par la case universitaire et n’a pour simple expérience avec le jeu que quelques saisons passées en niveau College, à South Dakota State, à la position de Middle Linebacker… Naturellement, Langer ne s’est pas présenté à la Draft 1970, mais les Cleveland Browns invitent tout de même le joueur de 22 ans à leur Training Camp et lui font signer un contrat de Free Agent.

Malheureusement pour le joueur – qui semble s’orienter vers un changement de position – il fait partie des inévitables “Cuts” et ne poursuit pas l’aventure avec les Browns. Les Dolphins lui font néanmoins signer un nouveau contrat de Free Agent afin de "faire le nombre” en vue de la saison qui s’annonce. Les deux premières saisons de Langer sont donc assez ternes, même s’il connaît les joies du Super Bowl (VI & VII), puisqu’il joue très peu et se voit proposer un rôle très obscur qui va de Guard dans les T-Formations à Special Teamer.

Devant son potentiel, son attitude, son travail et son exigence à l’entraînement, Langer devient starter au début de la saison 1972. On lui propose alors d’évoluer à la position de Centre, et le joueur développe des aptitudes pour y rester un moment. Il montre un caractère humble et toujours très travailleur, avec une envie intarissable de progresser. Mais il apparaît surtout très fort – il affiche 1.89 m pour 113 kilos –  et s’avère être un terrible Blocker, indéracinable une fois qu’il a pris ses appuis, et capable de totalement annihilé le travail du DT adverse grâce à une force exceptionnelle.

Lors de la saison parfaite de 1972, qui se termine avec une victoire au Super Bowl VII, il expose un jeu simple, sans fioritures, basé sur la force et le courage, la rapidité d’exécution. Il est très vite décrit comme un joueur faisant très peu d’erreurs. Résultat, Jim Langer joue absolument tous les Downs offensifs de son équipe lors de cette saison, et apporte énormément à la ligne offensive en termes de Ball Control. Sur les 500 assignations de Block qui lui seront données, il n’aura besoin d’aide que 3 fois, et au sein de cette O-Line constituée de joueurs excellents tels que l’autre Undrafted Larry Little,  Langer est même décrit comme le joueur le plus compétent. De plus, sa force physique lui permet de résister à tous les chocs. Dès sa titularisation chez les Dolphins, il enchaîne une extraordinaire série de 141 matchs joués consécutivement en 8 saisons, et cela même lorsqu’il souffre de blessures relativement douloureuses qui auraient pu mettre sur le Flanc un autre Lineman.

C’est malheureusement une blessure au genou qui viendra mettre un terme à cette série en 1979, et qui ralentira assez sensiblement le rendement de Langer. Les Dolphins "profitent" de l’occasion pour se séparer de lui, et le numéro 62 est transféré aux Vikings. Il retrouve son Minnesota natal et y restera jusqu’en 1981 avant de prendre une retraite bien méritée pour un corps qui a déjà beaucoup donné (151 matchs en 12 saisons). A l’annonce de son retrait, certains observateurs renommés annoncent même que c’est peut-être bien le meilleur Centre à avoir évolué en NFL qui vient d’arrêter sa carrière !

Il faut dire que Jim Langer peut se targuer d’avoir été au top 6 saisons consécutives sans jamais baisser le pied, puisque, de 1973 à 1978, il est élu 6 fois Pro Bowler ainsi que 6 fois All Pro. Il a été élu au sein de la NFL 1970′s NFL All Decade team et est entré au Hall Of Fame en 1987. Pas mal pour un petit Free Agent sorti de nulle part !

Il a été drafté au premier tour de la même année, jouait au même poste et n’a jamais rien fait de constructif : Sid Smith. Drafté en 26ème position du premier tour par les Chiefs de Kansas City, Smith joue tous les matchs des Chiefs durant 3 saisons avant d’être transféré aux Houston Oilers avec qui il ne disputera qu’une saison. Pas un mauvais joueur, il est tout de même loin d’afficher le palmarès de Langer, et ne valait quoi qu’il en soit pas le Centre des Dolphins. Il reste à ce jour connu pour avoir été le tout premier choix de Draft des Chiefs au sein de la NFL, eux qui venaient tout juste de remporter le Super Bowl IV avec les couleurs de l’AFL.

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