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Vous avez pu lire précédemment sur ce blog les “exploits” du plus gros bust de tous les temps, Ryan Leaf. Comme vous pouvez vous en douter, Leaf n’est pas le seul quarterback à avoir déçu les attentes placées en lui dès sa première saison NFL. Je vous propose donc cette fois-ci de nous intéresser à un QB arrivant en très bonne place sur la liste des “Biggest Busts of All Time”, Tim Couch.

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Comme la plupart des joueurs qui ont déçu au niveau professionnel, Couch arrive dans la grande ligue avec une solide réputation acquise durant ses années de Lycée et d’Université. A sa sortie de “University of Kentucky”, il est bardé de distinctions et de trophées, et il semble évident qu’une franchise le sélectionnera au premier tour. Mais à quelle place ? Les Browns, qui font cette année là leur retour en NFL après trois ans d’absence et une ébauche de déménagement de la franchise dans la ville voisine de Baltimore, bénéficient d’un premier choix de draft en tant qu’”expansion team”. Un 1st pick qu’il va donc falloir utiliser à bon escient… La franchise de l’Ohio hésite alors entre trois prospects : Tim Couch, Akili Smith (joueur qui s’avérera encore plus pathétique que Couch avec 5 TD’s et 13 interceptions pour un rating de 58.5 en quatre ans chez les Bengals), et un certain Donovan McNabb… Les Browns réfléchissent, pèsent le pour et le contre, et choisissent Tim Couch pour endosser le costume si important de “Franchise QB” sachant gagner des matchs de playoffs. Un choix peu judicieux…

Couch est lancé dans le grand bain dès son deuxième match, puisqu’après avoir remplacé Ty Detmer lors du premier match de la saison, il est désigné starter par le Head Coach de l’époque Chris Palmer. Malheureusement pour lui, l’équipe a été constituée bien maladroitement, et tous les secteurs de jeu laissent apparaître de grosses failles, surtout dans la ligne Offensive. Couch subira donc les mêmes difficultés que David Carr avec quelques années d’avance, à savoir évoluer derrière une O-line lamentable, incapable de stopper les défenseurs adverses, se faisant sacker 56 fois lors de sa saison Rookie. Le bilan de fin de saison est donc très faible, puisque les Browns finissent derniers de l’AFC central avec 3 victoires pour 13 défaites.

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Une avalanche de sacks qui doivent d’ailleurs être en partie responsables des blessures à répétition subies par Couch – dont une à l’épaule – qui lui font rater plus de la moitié des matchs de sa deuxième saison. A son retour sur les terrains, il n’est toujours pas épargné puisqu’il subit 51 sacks durant la saison 2001, et 30 en 2002. Couch réussira tout de même quelques belles choses à Cleveland durant cette année, en terminant l’exercice avec 3000 yards, 18 TD’s et une fiche de 9-7 synonyme de qualification pour la post-season. Mais là encore, il est victime d’un manque de chance flagrant, puisque le QB se casse la jambe lors du dernier match de saison régulière qui se termine pourtant par une victoire cruciale contre les Falcons. Couch est donc contraint de regarder son concurrent Kelly Holcomb mener l’équipe contre les Steelers de Tommy Maddox, et subir une très courte défaite 36-33.

C’est alors le début d’une féroce bataille de quarterbacks à Cleveland, qui va très vite tourner au vinaigre pour Couch, puisqu’il est maintenant tout juste considéré comme un backup potable, le nouveau Head Coach Butch Davis lui préférant le journeyman Kelly Holcomb. Totalement marginalisé, il est finalement libéré par les Browns en 2004, et part à la recherche d’une nouvelle équipe. Les Packers lui donnent sa chance, mais Couch ne se donne pas à fond lors du training camp et livre des matchs nullissimes pendant la pre-season, hué par son propre public à chacune de ses piètres prestations !  Conclusion, il n’est logiquement pas conservé dans l’effectif. Il opte alors pour une opération sensée consolider son épaule meurtrie, puis tente un comeback en 2005. Il fait une multitude d’essais dans différentes équipes : Bears, Bengals, Titans, Dolphins, Steelers, Texans, Jaguars… où il ne se voit jamais proposé de contrat.

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Désespéré, Couch tentera même d’envoyer un C.V aux 32 équipes avant le début de la saison 2007-2008 afin de savoir si l’une d’elles est intéressée par ses services. Les Jaguars lui tendent la main et l’invitent à leur camp d’entraînement, mais une fois encore ils ne le conservent pas, en dépit du manque évident de talent chez leurs QB’s en place. On saura par la suite que Couch a même usé de stéroïdes anabolisants et d’hormones de croissance afin d’être au point pour ce Workout… Une fin de carrière pathétique pour un ancien 1st Pick, et surtout pour un joueur capable de gros jeux, comme l’ont montré ses deux “Hail Maries” splendides, dont une donna leur première victoire aux “nouveaux Browns”. On se souviendra également que 5 de ses victoires de 2002 ont été des 4th quarter comebacks, dont une victoire contre les Titans en overtime 31-28 et un Couch magistral : 326 yards, 3 TD’s… Difficile de comprendre pourquoi il n’a pas su s’imposer malgré ses blessures, car il semblait avoir le mental pour faire une belle carrière. Couch reste donc une énigme… Il finira sa carrière avec 64 TD’s pour 67 interceptions, 11 131 yards, un pourcentage de passes complétées de 59.8, et un rating de 75.1.

Couch s’est maintenant fait une place d’analyste à la télévision pour les matchs de son ancienne université, mais il ne déteste pas donner son avis sur la NFL, ni sur les Browns. Dernière saillie médiatique en date, Couch défend les QB’s actuels de Cleveland et assure qu’ils peuvent réussir en NFL, chargeant la O-line et arguant qu’on ne peut pas réussir en sa faisant sacker autant de fois.  “I believe that Brady Quinn and Derek Anderson can succeed in the NFL. Always believe in yourself and your ability !” Il ne manquait certainement plus que cela pour les enterrer, même si ces phrases sonnent plus comme une manière de se dédouaner. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre, il doit certainement toujours en vouloir à sa ligne offensive de l’époque : ”You think you’re going to be a great player, but once you start getting hit like that, you get a little gun-shy. It happens to everyone.” On aurait difficilement pu lui trouver une meilleure excuse…

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Nouveau face-à-face et nouvelles légendes. Pour faire suite au sondage sur le meilleur QB de tous les temps que vous avez pu lire sur ce blog (pour lequel vous pouvez toujours voter), intéressons nous pour ce deuxième “Heads Up” à deux des meilleurs quarterbacks de tous les temps, j’ai nommé Joe Montana (qui arrive premier avec 40 % des votes) et Tom Brady (troisième derrière Brett Favre avec 11 %). Un duel qui risque de tutoyer des sommets en termes de notes, et dont le résultat promet d’être très serré…

Tom Brady : Patriots / 2000 – aujourd’hui / Quarterback

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Joe Montana / 49ers, Chiefs / 1979 – 1994 / Quarterback

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Body : 1,88 m – 93 Kg pour Montana contre 1,93 m  – 102 Kg pour Brady. Des mensurations idéales pour un Quarterback, mais les quelques centimètres et kilos supplémentaires donnent un léger avantage au Patriot. Il est aussi un peu plus dur au mal et résiste un peu mieux aux sacks. Résultat : Brady 10/10 – Montana 9/10.

Steal : Les deux ont été choisis bas, voire très bas lors de leur draft respective. 3ème tour et 82ème position pour le Niner, très mal noté par les scouts lors du combine, 6ème tour et 199ème position (!) pour Brady, totalement inconnu à l’époque. Deux choix qui paraissent ahurissants avec du recul, et qui font de ces joueurs, deux incroyables “affaires”. Avantage à Brady qui a su travailler, se développer et profiter des opportunités pour devenir indispensable au sein de sa franchise alors que tout semblait bien mal parti. Résultat : Brady 10/10 – Montana 9/10.

Speed/Acceleration/Carrying : Ni l’un ni l’autre n’est vraiment à l’aise dans ce genre d’exercice et leurs rares courses ont amené de bien petits gains. Ces deux QB’s ne se mettent pas en danger en faisant des actions avec leurs jambes, même si Brady semble tout de même un peu plus mobile que Montana. Résultat : Brady 7/10 – Montana 6/10.

Throw Accuracy : Joe Montana s’entraînait en s’amusant à passer le ballon au travers d’un pneu suspendu et mobile… Quoi qu’il en soit, les deux sont d’une précision diabolique, que ce soit sur les passes courtes ou intermédiaires que sur les passes longues. Inutiles de chercher à les départager, les ballons tombent telles des offrandes dans les gants de leurs receveurs. Résultat : Brady 10/10 – Montana 10/10.

Throw Power/Arm Strength/ Deep Pass : Montana avait un bras d’une puissance incroyable, bras qu’il réussissait à maîtriser pour ne pas perdre en précision. Une puissance qu’il lui aura fallu travailler, lui qui était considéré comme “un peu faible” dans ce domaine à sa sortie de l’université. Brady a également un bras en or, mais il n’égale pour l’instant pas encore celui de Joe. Résultat : Brady 9/10 – Montana 10/10.

NFL offensive Player Football

Awareness : On peut difficilement mieux faire que ces deux là en la matière. Ils savent tout, voient tout, gèrent tout. Il connaissent d’instinct le placement de leurs receveurs et maîtrisent le playbook au cordeau. Deux grandes intelligences au service de leur équipe et de leur sport.  Résultat : Brady 10/10 – Montana 10/10.

Injury : Montana et Brady ont tous deux raté une saison complète suite à une blessure grave. Montana en a même cumulé deux (une au dos après un gros hit du Giant (DL) Leonard Marshall et une au coude), et a manqué la saison 1991. Brady a lui fait l’impasse sur sa saison 2008 après une opération au genou résultant d’un coup de casque du Safety Bernard Pollard. Malgré cela, les deux joueurs ne sont pas très souvent blessés, surtout quand on sait que tous les défenseurs ne pensent qu’à une chose : leur faire mal. Résultat : Brady 9/10 – Montana 8/10.

Leadership/Mental : Leur impact sur leur franchise est indéniable, et ils sont pour beaucoup dans tous les titres qu’ils ont gagné. Montana a littéralement porté les 49ers au sommet en rendant ses coéquipiers meilleurs. Brady est de la même trempe, mais Joe n’avait pas son pareil  pour montrer à l’adversaire et à ses coéquipiers qu’il était persuadé de gagner le match, même en étant mené. Résultat : Brady 9/10 – Montana 10/10.

Clutch/Composure : Les surnoms respectifs de Montana et Brady sont “Joe Cool” et “California Cool”, cela veut tout dire ! Rien ne peut les perturber, et ils savent élever leur niveau de jeu durant le momentum. Les deux savent faire preuve d’un sang-froid incroyable, même quand la situation semble désespérée. Mais “The Comeback Kid” avait un petit quelque chose en plus : il semblait jouer encore plus juste quand tout semblait perdu. Brady perd quant à lui quelques points à cause de la fin de match du SB XLII contre les Giants. Résultat : Brady 9/10 – Montana 10 /10.

Titles/SB : 3 Super Bowls, ornés de deux titres de MVP, 1 titre de MVP of the Year, et 4 Pro Bowls pour Brady (carrière en cours). 4 Super Bowls , 3 titres de MVP, 2 titres de MVP of the Year et 8 Pro Bowls pour Montana. Le tout parsemé de distinctions et records divers (Brady en a d’ailleurs ravi quelques uns à Montana) pour les deux QB’s. Des palmarès énormes, figurant parmi les plus beaux de toute la ligue. Résultat : Brady 9/10 – Montana 10/10.

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Overall : Seul le temps fait entrer les joueurs dans la légende et Joe Montana est considéré comme le meilleur Quarterback à avoir évolué sur un terrain professionnel. Mais la carrière de Tom Brady n’est pas terminée et il lui reste certainement encore quelques lignes à écrire sur les pages du livre de la NFL. Montana a par exemple marqué 273 TD’s en carrière, Brady en est déjà à 212 alors qu’il lui reste encore 5 saisons complètes à jouer. Le Hall of fame est acquis pour Montana, et l’entrée de Brady est déjà prévue de longue date. Impossible de départager les deux maîtres à jouer donc, même si Montana reste vainqueur aux points grâce à sa “Magic Touch” et à son SB supplémentaire. Résultat : Brady 92/100 – Montana 92/100.

A nouvelle rubrique, nouveaux joueurs, mais aussi nouveaux préceptes. Dans cette rubrique, nous allons nous ouvrir aux joueurs en activité qui évoluent chaque dimanche sur les terrains. Le principe ? Comparer l’un d’entre eux à une star du passé au profil similaire, le tout sur un mode “Madden” allégé. On essuie les plâtres avec le mythique OLB/DE des années 90, Kevin Green, et l’un des tous meilleurs Defensive End de la ligue à l’heure actuelle, Jared Allen…

Jared Allen : Chiefs, Vikings / 2004 – aujourd’hui / Defensive End

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Kevin Greene : Rams, Steelers, Panthers, 49ers /1985 – 1999 / Defensive End, Outside Linebacker

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Body : 1,98 m – 122 Kg pour Allen contre 1,89 m – 111 Kg pour Green. Un rapport poids-puissance sensiblement identique, et une différence de gabarit non palpable dans l’engagement sur le terrain. Cependant, le Viking est tout de même plus impressionnant. Résultat : Allen : 9/10 – Kevin Green : 8/10.

Speed/Acceleration : Tous les deux sont très rapides à leur position et dotés d’une bonne accélération. Peut mieux faire, mais solides tout de même. Résultat : Allen 8/10 – Greene 8/10.

Agility/moves : Là encore, difficile de dire lequel des deux possède le plus de moves. Des “Power Moves” du même niveau, mais un léger avantage au Viking, compte tenu de son gabarit un peu moins approprié, pour les “Finesse Moves”. Résultat : Allen : 8/10 – Greene : 7/10.

Tackling : Kevin Green mettait tout son poids et toute sa force dans chacun de ses plaquages, et il distribuait beaucoup plus de “Big Hits” que Jared Allen. Résultat : Allen : 7/10 – Greene : 9/10.

Run Stopping : Leurs assignations sont parfois très différentes, mais Jared Allen semble délivrer plus de “Tackle for loss”. Résultat : Allen : 8/10 – Greene : 7/10.

Pass Rush : Les deux sont des monstres avides de sacks. Petit bémol tout de même, ces joueurs évoluent dans des franchises dotées de puissantes lignes défensives, et leur nombre de sacks par saison n’est pas très impressionnant. Ils restent malgré tout des références en la matière, et leur influence sur les “Defensive plays” est indéniable. Résultat : Allen 9/10 – Greene : 9/10.

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Pass coverage : Kevin Greene avait beaucoup plus de facilité étant donné sa position et sa taille. Ils ont tous les deux réalisé une interception durant leur carrière, ponctuée d’un TD pour Greene. Quoi qu’il en soit, même lorsqu’il décroche, ce secteur n’est pas le préféré de Jared Allen.  Résultat : Allen : 5/10 – Greene : 7/10.

Strength : Les deux sont des buffles qui reviennent à la charge jeu après jeu. Impossible de les faire plier ou renoncer. Résultat : Jared Allen : 9/10 – Greene : 9/10.

Resistance : Jamais blessés, les deux joueurs semblent indestructibles. Leur endurance est très bonne et leur rendement au cours d’un match ne baisse jamais. Résultat : Allen 10/10 – Greene 10/10.

Awareness : Même si Allen n’a pas son pareil pour lire le jeu, Greene était passé maître dans l’art de trouver l’ouverture et “The way to the Sack”. Résultat : Allen 8/10 – Greene 9/10.

Motivation : Toujours prêt à remuer ses troupes, à pousser un coup de gueule au bon moment ou à faire le pitre après un plaquage, Greene avait une énorme influence sur le rendement de sa défense. Jared Allen n’est certes pas en reste, mais son leadership sur ses coéquipiers semble moindre. Résultat : Allen : 8/10 – Greene : 9/10.

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Overall : Kevin Greene est considéré comme le sixième Pass Rusher de tous les temps avec 160 sacks et une moyenne de 10,6 par an (Il fait partie de la NFL 1990’s All-Decade Team). Jared Allen en est pour l’instant à 68 sacks et une moyenne de 11,3. S’il parvient à garder le cap, voire à hausser encore son niveau de jeu ou à remporter le Super Bowl, l’élève dépassera le maître, d’autant plus qu’il lui arrive d’aider son attaque sur les “Goal Line Plays”. Malheureusement pour le Vike, Kevin Greene, 5 fois Pro Bowler, garde un léger avantage grâce à sa constance et à son efficacité durant ses quinze saisons.

Résultat Final : Allen : 89/100 – Greene : 92/100.

En NFL, il est possible de se rendre indispensable, de faire progresser son équipe, voire de devenir mythique, à n’importe laquelle des positions. Dans les années 80, Anthony Muñoz, aura réussi les trois au poste d’Offensive Tackle. 1,98 m et 130 Kg d’envie et d’abnégation mis au service des Cincinnati Bengals pendant douze ans et 185 matchs.

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En 1980, Muñoz est choisi en troisième position de la draft, sélection jugée très dangereuse pour les Bengals en raison des multiples blessures au genou du lineman durant ses années universitaires. En dépit de ce risque, les Bengals tentent le coup, d’autant que le joueur vient de remporter le titre NCAA avec USC. Dès son arrivée sur les terrains pros, Muñoz devient starter en Left Tackle, position à laquelle il excellera pendant 13 ans. Une période durant laquelle il réalise des matchs d’une qualité extraordinaire, alliant puissance physique, rapidité, agilité, technique très fine et footwork d’une efficacité redoutable. Bref, Muñoz est un athlète complet, et sa capacité à pouvoir bloquer des Defensive Linemen lourds et des Defensive End rapides en font le meilleur lineman ayant évolué en NFL à ce jour.

Un succès du avant tout à l’entraînement, Muñoz étant une bête de travail lors des séances de practice, mais aussi lors de trainings personnels qu’il s’inflige chez lui. Il s’était en effet fait installer une salle de musculation à domicile, et courait entre 5 et 6 kilomètres par jour.

Je me suis fixé des objectifs très hauts, et je travaille dur pour les atteindre !”

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Des entraînement payants, puisque le Tackle finit par développer des aptitudes à la réception, qui viennent s’ajouter à ses exceptionnelles qualités de blocker. Remarquant cela, son coach de l’époque, Sam Wyche, instaure alors des “tackle-eligible plays” grâce auxquelles il réalise 7 réceptions pour 18 yards et surtout 4 TD’s. Des actions lors desquelles il fait presque office de Tight End ! La plus marquante d’entre elles intervient en 1985 lorsqu’il réussit une réception capitale contre les Browns sur une passe du rookie Boomer Esiason.

Avec de tels états de service, inutile de préciser que Muñoz est l’artisan principal des deux voyages au SB des Bengals, le XVI et le XXIII, qui se soldent malheureusement tous deux par une très courte défaite contre les 49ers de Joe Montana (26-21 au premier, et la plus cruelle au deuxième 20-16 en toute fin de match). Malheureusement, après douze années d’effort et de travail acharné, Muñoz se rend à l’évidence : son genou et son épaule le font souffrir… son corps est meurtri et fatigué… Il décide donc de prendre sa retraite avant même d’avoir pu disputer un seul match avec sa nouvelle équipe, les Tampa Bay Buccaneers.

Anthony Muñoz finit donc sa carrière sans titre, mais avec 11 sélections au Pro Bowl (record de l’époque pour un OL) et plusieurs titres de d’”Offensive Lineman of The Year” et de “Lineman of The Year”. Enfin, il figure bien entendu dans la NFL 75th Anniversary All-time Team (la meilleure de tous les temps), possède également sa statue de Hall Of Famer (premier Bengal à recevoir cet honneur), et a même été élu 17ème dans le classement des 100 meilleurs joueurs de tous les temps (Lineman le plus haut du classement). Quand on pense que sa première idée était de devenir base-baller professionnel, on se dit qu’il a bien fait de changer d’avis !

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Ses Héritiers actuels :

Depuis la retraite de Jonathan Ogden (Ravens), difficile de trouver un Left Tackle aussi dominant que Muñoz. Orlando Pace (Bears) est souvent blessé et n’est plus que l’ombre de lui-même, Chris Samuels (Redskins) n’a jamais réussi à faire progresser son équipe, Bryant McKinnie (Vikings) et Jason Peters (Eagles) sont très bons mais un peu trop inconstants. Joe Thomas (Browns) et Jake Long (Dolphins) ont du potentiel, mais la route est encore longue…

Son portrait Chinois NFL en dix questions :

S’il était un objet : une grille fermée à double tour
S’il était un animal : un percheron
S’il était un élément : la terre
S’il était une arme : un refus inconditionnel
S’il était un plat : une tortilla aux pommes de terre très consistante
S’il était un personnage de fiction : Soupalognon y crouton, brave chef hispanique
S’il était un film : Desperado de Robert Rodriguez
S’il était un bruit : un claquement de porte
S’il était un végétal : un platane
S’il était un véhicule : une Oldsmobile Delta 88 d’”Highway Patrol” qui vous barre la route

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Que les New York Jets fassent un complexe par rapport à leurs voisins, les Giants, n’est un secret pour personne. Les Giants de l’ère moderne cumulent 3 Super Bowls (1987, 1991, 2008) et 27 Hall of Famers, alors que le compteur des Jets reste bloqué à un seul titre (en 1969) et (seulement) 6 HOF… Les Jets peuvent néanmoins se targuer d’avoir possédé, au début des années 80, l’un des meilleurs Front 4 jamais aligné sur un terrain pro : The New York Sack Exchange…

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Klecko, Lyons, Salam, Gastineau

Une ligne défensive terrible, née en 1980, composée de deux Defensive Tackle besogneux mais efficaces, Larry “Abdul Salaam” Faulk et Marty Lyons, et des deux DE stars, Joe Klecko et Mark Gastineau. Quatre joueurs sans grand relief individuellement, mais terriblement complémentaires, qui se découvrent une force et une technique transcendées lorsqu’ils sont alignés les uns à côté des autres. A eux quatre, ils forment une Unité spéciale…

C’est le facétieux Mark Gastineau qui se fait de suite remarqué au sein de ce redoutable quatuor en exécutant des danses d’après sack toutes plus théâtrales les unes que les autres dans le but d’humilier le QB au sol ! Puis l’authentique Joe Klecko, force de la nature brave et imprévisible. Viennent ensuite les deux DT, moins impressionnants mais tout aussi redoutables. Marty Lyons, certainement le plus “instable” de la ligne malgré sa solidité… On se rappelle surtout de lui pour ses pétages de plombs d’avant-match, pour avoir mis fin à la carrière du futur lineman Hall of Famer Dwight Stephenson, ou encore pour avoir prétendu “avoir fait le métier” après une faute grossière sur le QB des Bills Jim Kelly. Enfin, le très serein “Abdul Salam”, né Larry Faulk, très croyant, et dont le nom arabe signifie “Soldier of Peace”. Une homogénéité sans faille qui fera naître ce drôle de “nickname” en 1981…

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Klecko

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Gastineau

Ce surnom vient en fait d’un fan ! Celui-ci avait en effet inscrit au marqueur noir sur un drap blanc “New York Sack Exchange”, phrase relayée devant la presse par Frank Ramos, le directeur des relations publiques du club, qui tenait là un bel argument publicitaire capable de redonner un peu de superbe aux Jets. Un surnom qui fait bien entendu référence à la fameuse organisation financière “The New York Stock Exchange” de Wall Street, le plus grand marché financier du monde. Sauf que là, il ne s’agit pas de billets verts, mais de jerseys verts…

En 1981 donc, la NFL est terrorisée par cette D-Line de folie. Cette année là, Gastineau compile 20 sacks pendant que son compère Klecko en réalise lui 20.5. A croire que les deux DE se tirent la bourre pour être le meilleur ! Cela les emmène tous les deux au Pro Bowl, et Klecko est élu NFL Defensive Player of the Year. Une saison qui voit surtout les Jets retourner en playoffs pour la première fois depuis 12 ans, avec un front 4 qui totalise 66 sacks à la fin de la saison !  Les quatre hommes deviennent un phénomène national grâce à leur terrible “Pass Rushing Force”. L’aventure se poursuit en 1982, à un degré moindre, pour s’éteindre petit à petit. Le niveau général de l’équipe baisse en même temps que le rendement de la ligne sur le terrain, même si Gastineau établit le record de l’époque avec 22 sacks en 1984. Mais qu’importe, aussi bref fut-il, The NYSE est bel et bien né.

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Sack Exchange had a brief, but glorious, run

Au final, Gastineau sera 5 fois Pro Bowler consécutivement. Il est encore à ce jour le meilleur sackeur des Jets avec 107.5 sacks, tout juste suivi par Klecko, qui restera lui célèbre pour avoir été Pro Bowler à trois positions différentes, DE, DT et NT. De grands noms, tels que les linemen Dwight Stephenson et Anthony Munoz disent d’ailleurs de lui qu’il est le meilleur Interior Lineman qu’ils aient affronté. Il ne reste maintenant plus qu’à attendre les quatre prochains Jets avec assez de talent pour se faire surnommer “The New York Sack Exchange”. Mais il sera très difficile d’atteindre un jour le niveau des joueurs de 1981, car deux décennies plus tard ce surnom suffit encore à effrayer les QB’s actuels même si ses membres ont depuis longtemps pris leur retraite…

Il existe une légère différence entre le jeu dur et le jeu illégal. Vous avez pu découvrir sur ce blog il y a peu, une liste de “Dirty Players à la peau dure”, liste non exhaustive de joueurs ayant commis des actions contestables, voire dangereuses. Je vous propose cette fois de découvrir une autre liste, celle des Hard Hitters les plus réputés ayant évolué en NFL. La différence ? Ces derniers ont adopté ce style de jeu non pas pour faire mal (en majorité…), mais plutôt par obligation. Parce que l’on ne se refait pas… Un panorama en images, sans trop de détails, très largement inspiré d’un article de Sports Illustrated.

Lyle Alzado, Defensive Line

(1971-1978 Denver Broncos, 1979-1981 Cleveland Browns, 1982-1985 Los Angeles Raiders)

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Les stéroïdes doivent y être pour beaucoup dans ses performances. Mais qu’à cela ne tienne ! Sa férocité sur les terrains est indéniable. Alzado possédait tout : attitude, rapidité et force. Il reste l’un des plaqueurs les plus redoutés de l’histoire.

Steve Atwater, Safety

1989-1998 Denver Broncos, 1999 New York Jets

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Atwater, 8 fois Pro Bowler, jouait plus comme un Linebacker que comme un  Safety. Il punissait les adversaires avec de gros hits, et était le leader d’une des plus grosses défenses de la NFL.

Chuck Bednarik, Center, Linebacker

1949-1962 Philadelphia Eagles

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L’un des derniers grands joueurs à évoluer à la fois en attaque et en défense, Bednarick a transformé la défense des Eagles en l’une des plus efficaces. Son plaquage monstrueux sur le Halfback Frank Gifford en 1960 a laissé le Giant sur le carreau pour plus d’un an. Il a été 8 fois Pro Bowler.

Hardy Brown, Linebacker

1948 Brooklyn Dodgers (AAFC), 1949 Chicago Hornets (AAFC), 1950 Baltimore Colts, 1950 Washington Redskins, 1951-56 San Francisco 49ers, 1957 Chicago Cardinals, 1960 Denver Dynamite (AFL)

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“Thumper” n’était pas rapide et il n’excellait pas non plus en couverture. Cependant, quand il envoyait un adversaire au sol, il était l’un de ceux qui le faisait le plus violemment. Il adorait se présenter face à un joueur lancé, et l’envoyer au sol d’un violent coup d’épaule.

Dick Butkus, Linebacker

1965-1973 Chicago Bears

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Butkus, c’est avant tout une force de dissuasion terrible, à tel point que  sa simple présence paraissait tétaniser ses adversaires. Il ne semblait pas très rapide, mais savait se ruer sur le porteur du ballon afin de lui administrer un tampon mémorable. Un perturbateur né qui adorait la chicane.

Chuck Cecil, Safety

1988-1992 Green Bay Packers, 1993 Phoenix Cardinals, 1995 Houston Oilers

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Les plaquages de Cecil étaient tellement dévastateurs qu’il lui arrivait de se blesser. Il portait un casque spécial avec un épais rembourrage pour réduire les risques de commotions en cas de coup de casque. Il faut dire que c’était l’action préférée du joueur…

Mike Curtis, Linebacker

1965-1975 Baltimore Colts, 1976 Seattle Seahawks

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Je joue au football car le terrain est le seul endroit où vous pouvez frapper les gens sans être puni”. Curtis avait la réputation d’être un “Dirty Player” et de collectionner les coups de vice. Lui se définissait comme agressif, mais pas méchant.

Joe “Mean” Greene, Defensive Tackle

1969-1981 Pittsburgh Steelers

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C’était la pierre angulaire du “Steel Curtain” ! Taille, vitesse, force, agilité, détermination, “Mean” possédait tout. En 1974, il fait évoluer sa position en se plaçant entre le Guard et le Tackle afin de les perturber dans leurs assignations de blocage. On ne compte plus les Quarterbacks et les Halbacks punis grâce à ce système.

Cliff Harris, Safety

1970-1979 Dallas Cowboys

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Il était surnommé “Captain Crash” par ses coéquipiers pour son style tout en force. Harris et le Safety Hall of Famer Larry Wilson faisaient peur à tous leurs opposants en raison des coups terribles qu’ils distribuaient.

Ernie “Fats” Holmes, Defensive Tackle

1972-1977 Pittsburgh Steelers, 1978 New England Patriots

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Holmes passait parfois inaperçu au sein du Steel Curtain, mais il frappait pourtant aussi fort que les autres.  “Cela ne me dérange pas d’envoyer quelqu’un au tapis. Si j’entends un gémissement d’un joueur que j’ai frappé, l’adrénaline m’envahit. J’ai encore plus d’énergie, et je frappe encore plus fort.”

Ken Houston, Safety

1967-1972 Houston Oilers, 1973-1980 Washington Redskins

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Sa vitesse en faisait un excellent pass defender, et son gabarit (1,89 m pour 90 kilos) un plaqueur redouté. Toutes ces caractéristiques en font le premier strong safety de l’ère moderne.

Sam Huff, Linebacker

1956-1963 New York Giants, 1964-1967, 1969 Washington Redskins

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Il n’avait ni vitesse, ni force particulière, mais simplement de l’envie et un instinct guerrier. Il déclara dans un article de “Time Magazine” : “Nous essayons de faire mal à tout le monde. Nous nous frappons le plus fort possible. C’est un sport d’hommes.”

Richie (Tombstone) Jackson, Defensive End

1966 Oakland Raiders, 1967-1971 Denver Broncos, 1972 Cleveland Browns, 1972 Denver Broncos

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Avant que sa carrière ne prenne fin prématurément en raison d’une blessure au genou, Jackson était un défenseur dominant. Sa signature était un “Head Slap” dévastateur, interdit depuis. Un défenseur prêt à tout pour rendre fous les Linemen offensifs.

David “Deacon” Jones, Defensive End

1961-1971 Los Angeles Rams, 1972-1973 San Diego Chargers, 1974 Washington Redskins

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Jones voyait les matchs comme des instants de “violence civilisée”. Il a inventé le terme de “sack”  lorsqu’il a dit : “you sack a city – you devastate it.” Son autre création, interdite depuis, le “Head Slap” : mettre une claque appuyée sur le casque du blocker à chaque snap pour avoir un pas d’avance sur chaque action.

Jack Lambert, Linebacker

1974-1984 Pittsburgh Steelers

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Oui, j’éprouve de la satisfaction à plaquer un mec et à le voir étaler pour le compte.” Lambert, Middle Linebacker émérite, croyait que le football était là pour “récompenser ceux qui frappent le plus fort.” Une force terrible au sein du fameux Steel Curtain.

Dick “Night Train” Lane, Cornerback

1952-1953 Los Angeles Rams, 1954-1959 Chicago Cardinals, 1960-1965 Detroit Lions

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Non seulement il interceptait un grand nombre de passes, mais il était aussi un plaqueur féroce. Lane était réputé pour ses plaquages par la tête et par le cou. Des actions dangereuses, interdites de nos jours, généralement appelées “Night Train Neckties.”. Un gabarit énorme pour un CB, 1,89 m pour 100 Kilos.

Willie Lanier, Linebacker

1967-1977 Kansas City Chiefs

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Lanier était connu et respecté pour ses capacités à suivre les running backs et à les “découper” par de puissants plaquages. Ses coéquipiers l’appelaient “Contact” en raison de son style tout en puissance.

Ronnie Lott, Cornerback-Safety

1981-1990 San Francisco 49ers, 1991-1992 Los Angeles Raiders, 1993-1994 New York Jets

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Comme l’indique le titre de son autobiographie “Total Impact”, Lott est considéré comme le DB ayant délivré les coups les plus rudes dans l’histoire de la ligue. Le coach des Cowboys Tom Landry (lui même hard hitter en tant que joueur) a dit de lui qu’il était un Middle Linebacker qui jouait Safety, et l’a surnommé “devastating.”

John Lynch, Safety

1993-2003 Tampa Bay Buccaneers, 2004-2007 Denver Broncos

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Il s’est vite fait connaître en tant que hard-hitter en NFL. Il a été maintes fois sanctionné financièrement pour ses hits, mais n’a pourtant jamais changé de style de jeu. Pour lui, ses coups donnaient une envie de vaincre à son équipe et restaient gravés dans les mémoires des adversaires.

Ray Nitschke, Linebacker

1958-1972 Green Bay Packers

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Nitschke, qui prenait visiblement beaucoup de plaisir à frapper ses adversaires, gardera une place spéciale dans le cœur des fans des Packers. Il reste l’un des défenseurs les plus violents de tous les temps. “Vous voulez juste que l’on vous respecte lors d’une action. Vous voulez qu’on vous rappelle qui vous êtes.”

Donnie Shell, Safety

1974-1987 Pittsburgh Steelers

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Avec son 1,77 m et ses 85 Kilos, Shell était bien souvent plus petit et moins physique que les receveurs adverses. Mais il était un plaqueur tellement féroce qu’il remportait régulièrement les matchups qui l’opposaient aux TE’s et aux WR’s.

Jack Tatum, Safety

1971-1979 Oakland Raiders, 1980 Houston Oilers

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Une liste de Hard Hitters sans Jack Tatum ne saurait être complète. Tatum a gravé son nom en NFL parfois pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Son nom restera à jamais associé à celui du pauvre Patriot Darryl Stingley qu’un sale plaquage a laissé paralysé à vie en 1978… Tatum garde ses fans, mais on n’est vraiment pas obligé d’en faire partie…

Lawrence Taylor, Linebacker

1981-1993 New York Giants

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Taylor a fait évoluer la position d’OLB du mode “read-and-react” à celui de l’attack mode”. Son agressivité, son intensité, sa force, et sa vitesse, en ont en fait un défenseur dominant, et le joueur de football le plus craint de tous les temps.

Andre Waters, Safety

1984-1993 Philadelphia Eagles, 1994 Arizona Cardinals

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Waters était un joueur très solide et un plaqueur forcené qui occultait toutefois toute notion de fair-play. Il sera donc logiquement surnommé “Dirty Waters.” Ron Jaworski, ancien QB des Eagles dira de lui : “Il faisait peur à tout le monde, receveurs, running backs, quarterbacks… Il était très résistant. Il avait sa théorie, qui disait qu’en faisant subir de gros plaquages, les joueurs n’avaient plus envie de se relever.”

Jack Youngblood, Defensive End

1971-1984 Los Angeles Rams

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Youngblood ne semblait pas ressentir la douleur puisqu’il a joué toute une post-season, Super Bowl inclus, avec un péroné fracturé. Une résistance légendaire qui nous donne peut-être les raisons d’un style de jeu fait de puissance, de hargne, et de coups en tout genre. “Deacon Jones has been the most inspirational person in my football career.” Youngblood aura été à bonne école !

Et enfin, hors classement du fait de leur toujours grande activité…

Ray Lewis, Linebacker

1996-actuellement Baltimore Ravens

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Il combine une force, une puissance et des caractéristiques athlétiques qui en font un cauchemar sur un terrain. On ne compte plus le nombre de joueurs qui ont mis un temps fou à se relever après l’un de ses plaquages.

Brian Dawkins, Safety

1996-2008 Philadelphia Eagles, 2009-actuellement Denver Broncos

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Brian Dawkins, c’est 34 interceptions et 24 Forced Fumbles en 14 saisons (pour l’instant…). Des chiffres qui nous montrent bien l’orientation d’un joueur toutefois complet… Ce n’est pas la couverture qui fait vibrer dawkins, mais les schémas défensifs dans lesquels il doit prêter main forte à son front seven pour stopper la course ou chasser le Quarterback. Et plus le plaquage est violent, plus le safety est content. Il ne déteste pas non plus “désintégrer” un receveur imprudent à l’occasion…

19 Novembre 1978. Week 12 de la saison régulière. Les New York Giants sont bien partis pour battre les Philadelphia Eagles 17-12 dans leur antre du Meadowlands et réaliser un bel upset. Les deux équipes, qui se débattent dans la très relevée NFC East (Cowboys et Redskins sont en tête) doivent l’emporter contre leurs rivaux pour pouvoir accrocher un spot en playoffs. Il ne reste que 31 secondes au chronomètre, les Giants ont le ballon sur un third and two. Les Eagles n’ont plus de temps-mort. Bref, l’affaire est entendue… Mais pas tout à fait !

Miracle

Il ne reste plus qu’à poser le genou au sol pour laisser la montre égrener inexorablement ses secondes, comme ils viennent de le faire sur l’action précédente. Mais à l’époque, le “kneel down” n’est pas une belle manière de gagner un match, et les Giants veulent remporter cette rencontre “en hommes”, pas dans la facilité. Le déjà très contesté coordinateur offensif Bob Gibson ordonne donc à son QB (comme d’habitude…), Joe Pisarcik, de transmettre le ballon à son Fullback, Larry Csonka pour une “65 Power-Up”, une course plein centre très classique. En face, les Eagles sont en “11-man blitz”, formation dans laquelle les CB’s sont proches de la ligne de scrimmage pour blitzer.

Les joueurs des Giants, circonspects devant cette décision, font entendre leur désaccord pendant le huddle, et demandent à Pisarcik de changer le jeu. Csonka dira même à son quarterback : “Don’t give me the ball“. Mais Pisarcik, trop habitué à suivre les ordres de son coordinateur qui avait déjà menacé de le licencier pour désobéissance, maintient l’action en l’état. Une action bien mal préparée…

Est-ce le stress ? La pression ? Ou une simple erreur ? Mais quand le snap est exécuté, la balle échappe des mains de Pisarcik et tombe au sol ! Fumble ! Le quarterback se jette alors à terre pour réparer son erreur et recouvrir le fumble, mais il met un coup de casque au ballon qui poursuit sa course, avant d’être recouvert par le CB Herman Edwards, ravi de cette offrande inespérée (lui qui a d’ailleurs permis aux Giants de marquer un TD sur une couverture désastreuse auparavant). Ce dernier court droit devant. Un sprint de 26 yards qui prend fin dans la End Zone des Giants… Touchdown Eagles ! C’est “The Miracle at the Meadowlands” !

“It’s Giants football now, third and two. We’re inside 30 seconds, the Eagles have no timeouts. Wait a minute… here’s a free ball, I don’t believe it ! The Eagles pick it up and Herman Edwards runs it in for a touchdown ! An incredible development ! Absolutely unbelievable !”

Contraste terrible sur la sideline, où tous les Giants, abasourdis, se taisent, pendant que le banc Eagles hurle et saute en tous sens. Les fans des Giants n’en reviennent pas, pas plus que ceux des Eagles qui voient leur équipe remise en course pour les playoffs grâce à cette victoire 19-17. Après le match, le coach des Eagles, Dick Vermeil avouera : “J’étais déçu. Je ne regardais même plus le terrain. Je savais qu’il nous fallait quelque chose d’impossible pour gagner. Je pensais déjà à la conférence de presse et à ce que j’allais dire aux journalistes“. La légende veut que c’est la moue dégoûtée de Vermeil qui a poussé les Giants à ne pas poser le genou pour pouvoir savourer une victoire totale. Gibson lui, dira simplement qu’il voulait aller chercher un first down de plus pour s’assurer la victoire, et qu’il désapprouvait personnellement le “kneel down”. Csonka quant à lui, déclarera avoir prévenu qu’il ne prendrait pas le handoff si l’action était maintenue, mais que son QB ne l’aurait pas entendu, ce qui aurait causé un fumble inévitable. Un Pisarcik, qui aura besoin d’une escorte policière pour regagner sa voiture, et qui déclarera lui : “I never had control“.

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Les effets à long terme de ce match seront doubles. En effet, les Eagles se serviront de cette victoire pour construire une équipe de vainqueurs capables de jouer le SB (le Super Bowl XV en 1980), et le discours des joueurs, Edwards en tête, sera désormais plus conquérant : “You’re not worried about losing anymore; now you’re thinking about how you can win“. Pendant ce temps, les Giants s’enliseront eux dans une médiocrité certaine et deviendront la risée de la ligue.

Une histoire qui causa également un désastre au niveau des ventes de billets (même si certains fans en achèteront seulement pour y mettre le feu !), et une refonte complète du coaching staff, mais aussi du front office, des Giants. “Off-Broadway Joe” Gibson fut viré le lendemain pour avoir commis “l’erreur la plus impardonnable de l’histoire“. Depuis ce jour, les Giants ont profité de cet échec pour reconstruire sur des bases solides, et aucune équipe ne décide plus de “la jouer belle”. Tous les QB voient maintenant le “kneel down” comme une action légitime, et les Giants eux-mêmes inventeront une protection spéciale à 3 running backs pour permettre à leur QB de poser le genou en toute tranquillité. Dommage pour les spectateurs qui ne risquent plus d’assister à ce genre de miracle…

Allez savoir pourquoi on peut s’attacher à un joueur plutôt qu’à un autre ? Pas à une superstar, non, mais à un joueur lambda… Son look, sa carrière, une interview, une action d’anthologie ? Un événement de sa propre vie ? Peu importe, et peu importe même que ce joueur ait été bon ou mauvais, qu’il laisse une trace ou non dans l’histoire de ce sport. Le plus important est qu’il laisse une trace dans votre propre hall of fame… C’est pourquoi j’ai envie de faire un bref retour en arrière, un saut de puce qui nous amène à retracer la carrière de Jake “The Snake” Plummer. Portrait…

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L’équipe dans laquelle vous jouez peut faire de vous une star, ou un bust. Même si le terme de bust est un peu exagéré dans le cas de Plummer, il aura tout de même fallu attendre un trade bienvenu pour se rendre compte de l’impact de ce joueur. A sa sortie d’Arizona State University, Jason “Jake” Plummer est choisi au second tour de la draft 1997 par la franchise du même Etat, les Cardinals, équipe sans grand talent et sans grand relief. Lors de sa première saison, il ne parvient pas à remettre l’équipe sur de bons rails ; elle finit avec un bilan désastreux de 4-12. Lui ne débute que 9 matchs et obtient cette année là une fiche personnelle à l’image de l’équipe : 3-6. En 1998, Jake, qui porte ce surnom en hommage à un catcheur, réussit à faire franchir à son équipe un premier cap : un bilan positif de 9-7, mais également un spot en playoffs. Le match de Wild Card se passe plutôt bien puisque les Cards s’imposent 20-7 contre les Cowboys, malgré des stats en demi-teinte (19/36, 213 yards, 2TD’s, 2 INT). La finale de division contre les Vikings est déjà beaucoup plus délicate et se solde par une lourde défaite 41-21 avec un Plummer en lutte totale (23/41, 242 yards, 0 Td et 2 INT). Malheureusement, cette saison n’est qu’une brève éclaircie dans le marasme d’Arizona, et les saisons suivantes redeviennent mauvaises 6-10 en 1999, voire catastrophiques, 3-13 en 2000, avec des statistiques exécrables pour le Quarterback : 56,8 % de passes complétées pour seulement 2946 yards, 13 TD’s et 21 interceptions et un rating de 66.0… Jake Plummer s’annonce de plus en plus comme une erreur de casting…

Heureusement pour lui, Plummer reste en bonne santé et le Front Office de la franchise semble lui maintenir sa confiance. Cela lui permet d’être avec Kerry Collins (Giants), le seul Quarterback à prendre tous les snaps en 2001. Ses stats gonflent : 3 653 yards et 14 interceptions, 1 227 yards lors des 4th quarter, et surtout une série de 142 passes successives sans subir la moindre interception, série qui prend fin lors d’un match contre les Redskins, le Linebacker Rookie Antonio Pierce (aujourd’hui aux Giants) interceptant le Snake.

Malgré tout, Plummer semble végéter dans cette franchise qui ne décolle pas, et le temps de la séparation est venu. En 2003, il signe donc avec les Broncos pour remplacer Brian Griese. C’est à Denver, sous la houlette de Coach Mike Shanahan, que Jake va enfin pouvoir faire évoluer son football et montrer à tous son talent. Sa première saison le voit finir avec un rating de 91.2 et une qualification pour les playoffs (battus 41-10 par les Colts de Peyton Manning). Lors de cette saison, Plummer bat un record anecdotique en établissant la course la plus longue d’un QB au sein de sa franchise : 40 yards. Les observateurs s’attendent donc à ce que Plummer confirme en 2004. Malheureusement, c’est cette année là que le malheur va toucher le joueur…

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Une saison avec des hauts et des bas. Des hauts, lorsque Plummer bat plusieurs records détenus jusque là par John Elway, des bas, car il lance 20 interceptions (pour tout de même 27 touchdowns), et des très bas, lorsque son meilleur ami Pat Tillman est tué en Afghanistan par un tir Américain. La saison se termine comme la précédente, avec une qualification en playoffs et une défaite magistrale contre les Colts (49-24). Mais Plummer vit surtout, sur un plan personnel, la pire année de sa carrière puisque Tillmann, son ex-coéquipier (il a joué Safety à Arizona State puis aux Cardinals), était un ami très proche. Un attachement extrêmement fort existait entre les deux hommes, et Plummer se remettra très difficilement de ce drame.

Il s’était engagé dans les Rangers après le 11 Septembre…Pat était un frère pour moi.”

Plummer décide d’honorer la mémoire de son ami en portant son numéro, le numéro 40, sur son casque lors d’un match de saison régulière en 2004, mais la NFL refuse qu’il continue à l’arborer. Face à ce refus, il décide de ne plus se couper les cheveux et de ne plus se raser le visage, adoptant le look de son ami avant son entrée dans l’armée. Y a-t-il un lien de cause à effet, se sent-il plus cool… toujours est-il que Jake fait des merveilles cette année-là. Il réussit une série de 229 passes sans interception, la plus longue de sa carrière, et est surnommé “No mistake Jake” . Les Broncos rendent une fiche de 13-3 (deuxièmes de l’AFC) et se posent en favoris potentiels pour le Super Bowl. Après un first round bye chèrement gagné, ils se payent le luxe d’étriller l’ogre Patriots en finale de division, avec une belle performance de Plummer : 15-26 pour 197 yards, 1 touchdown, 1 interception. Le match suivant oppose donc les Broncos aux Steelers, qui sortent de Wild card. Tout le monde s’attend à ce que les Broncos n’en fassent qu’une bouchée. Mais c’est le moment que choisit Plummer pour passer complètement au travers de son match et commettre 4 turnovers ! Il jouera tout de même le Pro Bowl (comme en 1998), mais quelque chose semble s’être cassé…

C’est le début de la fin pour Plummer, qui enchaîne de piteuses performances, jusqu’à être remplacé par le rookie Jay Cutler. Plummer sera ensuite tradé aux Buccaneers, mais une lutte effrénée pour le poste de QB avec entre autres Jeff Garcia et Tim Rattay le poussera à arrêter sa carrière. Il préfère maintenant mettre son puissant bras au service d’une équipe de 4-Wall Handball, un dérivé de la pelote basque à mains nues. Plummer était un bon, c’est certain ! Mais des fois, le destin est vraiment trop fort pour que les choses soient évidentes !

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Ses héritiers actuels :

Des garçons choisis assez bas lors de la draft et tombés dans une équipe en reconstruction profonde ou en manque d’ambition. Derek Anderson (Browns) et Trent Edwards (Bills) pourraient parfaitement suivre une carrière similaire à celle de Plummer. Il ne leur reste plus qu’à attendre un trade providentiel…

Son portrait Chinois NFL en dix questions :

S’il était un objet : un livre d’occasion
S’il était un animal : un bouc
S’il était un élément : l’eau
S’il était une arme : le supplice de la goutte d’eau
S’il était un plat : une omelette au lard
S’il était un personnage de fiction : “Snake” Plissken, anti-héros notoire et cowboy des temps modernes
S’il était un film : Il était une fois dans l’Ouest
S’il était un bruit : un sifflement
S’il était un végétal : de la paille
S’il était un véhicule : un pick-up diesel

Le look, le verbe et le jeu ! Joe Namath possédait tout. Il a peut-être même tout créé. Namath, c’est un style, une fraîcheur nouvelle marquée 70’s qui a su mettre un coup de pied dans la fourmilière d’une NFL trop policée. Plus encore, grâce à son look “baba cool”, cheveux longs et pattes, Namath a réussi à imposer son style de vie débridée “hard and fast”, et les joies de l’aventure, à une Amérique coincée et réactionnaire. Plus qu’un joueur, Namath est le Sex symbol sportif de l’époque : il représente l’amant idéal pour les femmes, et celui que chaque homme aurait rêvé d’être : fougueux, libre et performant. Namath est une légende. Retour sur la genèse de cette légende…

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En 1964, Joe Namath débute sa carrière professionnelle par une décision délicate : il est drafté à la fois par les Saint Louis Cardinals (NFL) en douzième position, et par les New York Jets (AFL) en 1st overall pick, ce malgré une blessure au genou. Après avoir pris en compte l’encadrement technique de chaque franchise, mais aussi le salaire proposé (427 000 dollars par les Jets, record de l’époque !), il décide de poser ses valises dans la grosse pomme. Dès son année rookie, il survole une AFL d’un niveau un peu faible pour son talent et est élu Rookie of The Year. Il y progresse encore énormément et explose au niveau statistique dès sa troisième année en devenant le premier QB à lancer pour 4000 yards en une saison, fait considérable en seulement 14 matchs.

L’histoire est en marche… d’autant que Namath sait orchestrer ses sorties médiatiques de main de maître. Tout le monde connaît cette histoire : en 1969, avant le Super Bowl III, il garantit la victoire de son équipe en conférence de presse. Les mots qu’il prononce trois jours avant le match qui oppose les Jets aux énormes Colts de Baltimore du coach Don Shula (“the greatest football team in history”) ont fait le tour du monde : “We’re gonna win the game, I guarantee it.

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Il faut dire que Namath, et à travers lui l’AFL toute entière, est ridiculisé avant le match par Norm Van Broclin (alors coach des Falcons) qui annonce : “This will be Namath’s first professional football game.“. Il poursuit en affirmant qu’il faudra encore plusieurs années à l’AFL avant d’être compétitive et de pouvoir rivaliser avec une équipe NFL. Le match ne devait selon lui servir qu’à se rendre compte de l’écart et de la différence de niveau entre les deux ligues, puisque les deux premiers SB s’étaient soldés par d’écrasantes victoires de la franchise NFL (celles des Green Bay Packers de Bart Starr). C’est dans ce contexte que Namath intervient devant les journalistes. Une petite phrase insidieuse, prise pour une bravade, jugement que Namath réfute pourtant après le match :

Ce n’était ni calculé, ni prémédité. C’était juste de la colère et de la frustration, et je croyais réellement que nous allions gagner !

A l’arrivée, c’est une victoire 16-7 des Jets, un Namath qui récite son football comme un métronome et dont l’impeccable gestion du match est saluée par le titre de MVP de ce super bowl. Les Colts sont humiliés, incapables d’arrêter le QB des Jets, ni même de marquer (4 interceptions), et l’orgueil de Broadway Joe est sain et sauf. Lorsqu’on lui pose la question de savoir si les Colts qu’il vient d’affronter possèdent bel et bien la plus grosse défense, il enfonce le clou en répondant : “Non, ce serait celle des Bills en AFL. Eux m’ont intercepté 5 fois !“. Il devient alors, par voie de conséquence, l’icône des fans AFL. Juste après cet épisode médiatique et cette victoire capitale, Namath enchaîne avec une campagne de publicité “osée”, et jugée de mauvais goût, pour une marque de collants féminins, images sur lesquelles il porte les produits de manière plutôt sexy. Cela ne fait qu’ajouter de l’intérêt au personnage. Il est en fait l’inventeur du fameux “Buzz médiatique”…

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Un Buzz qu’il prend soin de ne jamais faire retomber puisqu’après cette victoire, il devient le propriétaire d’un bar appelé le Bachelors III. Un bar qui acquiert bien vite une réputation sordide d’endroit mal fréquenté. Le commissionnaire le somme alors de ne plus s’investir dans une entreprise qui porte atteinte à l’image de la ligue. Namath répond simplement que s’il en est ainsi, il préfère arrêter sa carrière !!! Après avoir trouver un terrain d’entente avec un commissionnaire bien embarrassé, et surtout avide des retombées financières dudit Namath, Joe revient aux affaires pendant le Training Camp. Un training camp et une saison qui vont d’ailleurs être le début ses soucis de santé. Ses genoux sont en bien mauvais état, et le médecin de l’équipe doit même les drainer à la mi-temps de certains matchs. Il subit nombres d’interventions révolutionnaires pour l’époque dans l’espoir de réparer au mieux ses articulations. Il ne joue d’ailleurs qu’un tiers des matchs possibles. Des blessures qui le feront d’ailleurs évoluer dans son style de jeu, plus balancé et un peu plus axé sur la passe en raison d’un manque de mobilité. Il trouve tout de même le moyen de livrer l’un des matchs les plus aboutis de sa carrière durant cette période, battant les Colts de Johnny Unitas et lançant pour 496 yards et 6 TD’s. Un match considéré par tous comme la plus belle démonstration de passing game de l’histoire, Unitas ayant lui lancé pour 376 yards et 3 TD’s. Quand on sait que la O-line de Namath était loin d’être fameuse et que les règles ne protégeaient pas bien les quarterbacks, l’exploit prend vraiment tout son sens.

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En 1977, “Joe Willie” signe aux Los Angeles Rams dans l’espoir de redonner un peu d’élan à sa carrière, mais il est toujours poursuivi par les blessures et cette signature n’est qu’un dernier baroud d’honneur avant de raccrocher. Namath arrête sa carrière sur des statistiques mi-figue mi-raisin : en 13 ans de compétition, son bilan est de 77 victoires pour 108 défaites et 3 matchs nuls, 173 TD’s pour 220 interceptions, 1886 passes complétées pour 27 663 yards cumulés. Plus que ses statistiques, c’est sa gestion impeccable des matchs mais aussi son image et son existence médiatique qui lui font prendre une dimension incroyable. Une dimension qui le conduit bien entendu à être élu Hall of famer en 1985. Bill Walsh dira avoir vu jouer “le plus beau, le plus précis et le plus stylé des quaterbacks, avec la release la plus rapide et un toucher unique“, et Don Shula avouera avoir vu évoluer “l’un des trois meilleurs quaterbacks de tous les temps.” Venant de deux coachs aussi mythiques, ces phrases peuvent être considérées comme des vérités !

Pour la petite histoire :

En 2003, lors d’un match suivant l’annonce de la “all-time Jets team”, dont il est la figure marquante, Namath, visiblement en état d’ivresse, est interrogé sur la tenue du match par la journaliste d’ESPN Suzy Kolber. Mais Broadway Joe a vraiment trop abusé du champagne au buffet, et alors qu’on lui demande de donner son avis sur le QB actuel Chad Pennington, il affirme avoir confiance en lui puis élude complètement le côté sportif pour lâcher : “I want to kiss you. I couldn’t care less about the team strugg-a-ling“. En gros, Joe dit en bégayant qu’il est beaucoup plus intéressé par la bagatelle que par les Jets de 2003 ! Il s’excusera bien entendu de ce dérapage, et finira par avouer une dépendance importante à l’alcool et une cure de désintoxication imminente. Quoi qu’il en soit, même à 60 ans, Joe est bien le même, et le docteur Namath peut toujours se transformer en Mister Broadway Joe.

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Ses héritiers actuels :

Difficile de comparer un novice à une telle légende. Alors osons : un jeune, “beau gosse”, déluré et insouciant qui va faire remporter un titre à une franchise en panne de succès… Pourquoi pas Mark Sanchez ? Pour parfaire la ressemblance, là encore ce sont les Jets qui sont appelés à gagner !

Son portrait Chinois NFL en dix questions :

S’il était un objet : un appareil photo Reflex
S’il était un animal : une abeille
S’il était un élément : l’air
S’il était une arme : un fusil à lunette
S’il était un plat : du caviar… accompagné d’une Budweiser
S’il était un personnage de fiction : Sonny Crockett, flic efficace mais borderline
S’il était un film : Hair, l’opéra rock
S’il était un bruit : le son mélodieux d’une de ses spirales révolutionnaires
S’il était un végétal : une grosse pâquerette rose
S’il était un véhicule : un Van Volkswagen

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Tout est une question d’âge. La plupart du jeune public s’intéressant à la NFL ne connaît Fred Dryer qu’en tant qu’interprète de Rick Hunter, flic têtu et hargneux, jamais avare d’une beigne ou deux. Et pourtant… Fred Dryer a eu une autre activité que celle d’acteur, dans laquelle il savait aussi punir les insolents et les “bad guys” : Defensive End sur les terrains de NFL…

Fred Dryer

A sa sortie de San Diego State University, John Frederick “Fred” Dryer a déjà une solide réputation et plusieurs distinctions personnelles et collectives à son palmarès. Il est même retenu dans une équipe universitaire composée spécialement pour affronter les vainqueurs du Super Bowl de l’époque, les New York Jets de Joe Namath. Les Aztecs de San Diego sont réputés pour leur redoutable défense menée par Dryer et le Linebacker Carl Weathers, lui aussi connu en tant qu’acteur pour avoir notamment interprété Apollo Creed dans la série Rocky, et fait des apparitions dans quelques films grand public (Prédator, The Comebacks). La réussite personnelle de Dryer, et son physique (1,93 m pour 103 Kg), lui ouvrent tout naturellement les portes de la grande ligue. Il est drafté en treizième position du premier tour de la draft 1969 (la même année que O.J Simpson et “Mean Joe” Greene) par les New York Giants. Il y gagne de suite un poste de titulaire (Right Defensive End) grâce à un gros physique et a un mental hors-norme. Pendant les trois saisons qu’il passera à New York, il est même chaque année le meilleur sackeur de la franchise – avec un total de 27 sacks en 42 rencontres – ce qui le conduit au Pro Bowl en 1970. Pendant ce temps, Weathers essayera de se faire une place dans le Roster des Oakland Raiders, mais en vain : 2 saisons et seulement 8 matchs disputés.

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Malgré une belle réussite à New York, Dryer a du mal à se plaire dans la ville (“Everything is vertical in New York, I’m a horizontal person“). Il n’y a d’ailleurs jamais réellement habité, préférant vivre dans un Van Volkswagen durant ces trois ans. En 1972, les Giants décident donc de le trader aux Patriots, mais après les discussions liées à la draft, il atterrit finalement aux Los Angeles Rams, heureux de retrouver sa Californie natale. Il commence d’abord par être la doublure de Jack Youngblood, et ne démarre que quatre matchs (malgré une main et le nez cassé), uniquement pour le pass rush sur les passing downs. En 1973, il joue plus et démarre tous les matchs, ce qui le conduit à son unique record. Le 21 octobre 1973, il réussit deux sacks dans la End Zone adverse pendant le quatrième quart-temps, sur deux QB différents : Scott Hunter pour le premier, et Jim Del Gaizo pour le second (la possession suivante des Packers). Il reste le seul joueur à avoir réussi à compiler deux safeties au cours du même match. Les Rams s’imposent 24-7 lors de ce match, et Dryer est élu Defensive player of the week, car ce jour là, “il était partout, on ne voyait que le numéro 89“. Il finit la saison avec 10 sacks, 3 forced fumbles et 3 fumbles recoveries. Il fait grossir ses stats au fil des années jusqu’à devenir All-Pro après la saison 1974 durant laquelle il réalise 15 sacks.

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Il forme maintenant un duo très performant avec l’énorme Jack Youngblood, et en 1975 (l’année de son deuxième Pro Bowl), il étoffe encore un peu plus son pedigree contre les Eagles en réalisant une interception et en la retournant pour 20 yards et 1 TD. Il célèbre ce TD en mimant un lancer de dés avec le ballon, “The Rolling Six”, et déclare : “Si je marque encore un touchdown, je mets le feu à mes cheveux dans la end zone !“. Une petite phrase malicieuse, une coutume pour Dryer, puisqu’il est aussi le “bouffon” du vestiaire, toujours prêt à tout pour un bon mot, imitant son ancien coach pour faire rire la galerie. Il poussait parfois aussi la plaisanterie jusque sur le terrain, durant les échauffements mais également pendant les matchs ! Sa plus grosse facétie sur un terrain est énorme et presque incroyable : lors d’un match très serré, pendant le huddle d’une action cruciale, l’un de ses coéquipiers clame : “C’mon, guys! There is no tomorrow!“. Dryer se relève alors et se dirige vers le bord du terrain. Quand ses coéquipiers lui demandent ce qui ne va pas, il répond simplement : “Nothing. But if there is no tomorrow, I’m sure not going to waste my last day playing a football game.“…

Arrive 1979, année durant laquelle Dryer flirte avec l’excellence, et réalise de très bons chiffres, 10 sacks et 3 FF, et où il dispute le SB XIV contre les grands favoris, les Pittsburgh Steelers de Terry Bradshaw. Malheureusement pour lui, les Steelers gagnent 31-19 alors que son équipe menait 19-17 au début du quatrième quart…

Nous les avions mis dans les cordes ! Donc, personne n’est amer, et personne ne souffre. Nous avons fait jeu égal avec ces mecs, et ils savent bien que nous avons joué au football ce soir !

Dryer89

Après 176 matchs joués en 13 ans de carrière, Dryer finit sa carrière avec 104 sacks, cumul non-officiel car la statistique n’était pas prise en compte ces années là. Un résultat qui l’aurait pourtant fait figurer dans la liste des grands sackeurs (Il faut dire que les Rams de ces années là possédaient une défense énorme, avec un très grand nombre de sacks). Seule ombre au tableau dans cette carrière très solide, son aveu concernant la consommation de stéroids : “J’ai pris des Stéroids lorsque j’étais au collège. On m’a dit que si je voulais gagner en taille et en poids, je devais en prendre, et je l’ai donc fait. Mais mon corps a mal supporté le traitement, et après 4 ou 5 mois je me suis demandé si je souhaitais vraiment avoir un telle vie. La réponse a été non, j’ai donc arrêté.” Un épisode de sa vie plus marquant qu’il n’y paraît puisqu’il militera par la suite pour la mise en place systématique du dépistage et de sévères sanctions contre le dopage.

Dryer gardera donc l’image d’un personnage singulier et non-conformiste, avant tout simple et attachant. Il se présentait comme un amoureux des oiseaux et du bruit de leurs ailes (“le battement d’aile d’un oiseau est une chanson de liberté“), et trouvait une forme de thérapie dans la conduite : routard des off-seaons, il a traversé plusieurs fois les Etats-Unis et le Canada pendant ces périodes d’inactivité, se nourrissant de hamburgers et regardant par exemple des matchs de baseball amateurs au fin fond du Kansas. “Je regrette vraiment beaucoup cette époque…“. Le public regrette sûrement celle pendant laquelle il jouait !

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