Il existe une légère différence entre le jeu dur et le jeu illégal. Vous avez pu découvrir sur ce blog il y a peu, une liste de “Dirty Players à la peau dure”, liste non exhaustive de joueurs ayant commis des actions contestables, voire dangereuses. Je vous propose cette fois de découvrir une autre liste, celle des Hard Hitters les plus réputés ayant évolué en NFL. La différence ? Ces derniers ont adopté ce style de jeu non pas pour faire mal (en majorité…), mais plutôt par obligation. Parce que l’on ne se refait pas… Un panorama en images, sans trop de détails, très largement inspiré d’un article de Sports Illustrated.
Lyle Alzado, Defensive Line
(1971-1978 Denver Broncos, 1979-1981 Cleveland Browns, 1982-1985 Los Angeles Raiders)
Les stéroïdes doivent y être pour beaucoup dans ses performances. Mais qu’à cela ne tienne ! Sa férocité sur les terrains est indéniable. Alzado possédait tout : attitude, rapidité et force. Il reste l’un des plaqueurs les plus redoutés de l’histoire.
Steve Atwater, Safety
1989-1998 Denver Broncos, 1999 New York Jets
Atwater, 8 fois Pro Bowler, jouait plus comme un Linebacker que comme un Safety. Il punissait les adversaires avec de gros hits, et était le leader d’une des plus grosses défenses de la NFL.
Chuck Bednarik, Center, Linebacker
1949-1962 Philadelphia Eagles
L’un des derniers grands joueurs à évoluer à la fois en attaque et en défense, Bednarick a transformé la défense des Eagles en l’une des plus efficaces. Son plaquage monstrueux sur le Halfback Frank Gifford en 1960 a laissé le Giant sur le carreau pour plus d’un an. Il a été 8 fois Pro Bowler.
Hardy Brown, Linebacker
1948 Brooklyn Dodgers (AAFC), 1949 Chicago Hornets (AAFC), 1950 Baltimore Colts, 1950 Washington Redskins, 1951-56 San Francisco 49ers, 1957 Chicago Cardinals, 1960 Denver Dynamite (AFL)
“Thumper” n’était pas rapide et il n’excellait pas non plus en couverture. Cependant, quand il envoyait un adversaire au sol, il était l’un de ceux qui le faisait le plus violemment. Il adorait se présenter face à un joueur lancé, et l’envoyer au sol d’un violent coup d’épaule.
Dick Butkus, Linebacker
1965-1973 Chicago Bears
Butkus, c’est avant tout une force de dissuasion terrible, à tel point que sa simple présence paraissait tétaniser ses adversaires. Il ne semblait pas très rapide, mais savait se ruer sur le porteur du ballon afin de lui administrer un tampon mémorable. Un perturbateur né qui adorait la chicane.
Chuck Cecil, Safety
1988-1992 Green Bay Packers, 1993 Phoenix Cardinals, 1995 Houston Oilers
Les plaquages de Cecil étaient tellement dévastateurs qu’il lui arrivait de se blesser. Il portait un casque spécial avec un épais rembourrage pour réduire les risques de commotions en cas de coup de casque. Il faut dire que c’était l’action préférée du joueur…
Mike Curtis, Linebacker
1965-1975 Baltimore Colts, 1976 Seattle Seahawks
“Je joue au football car le terrain est le seul endroit où vous pouvez frapper les gens sans être puni”. Curtis avait la réputation d’être un “Dirty Player” et de collectionner les coups de vice. Lui se définissait comme agressif, mais pas méchant.
Joe “Mean” Greene, Defensive Tackle
1969-1981 Pittsburgh Steelers
C’était la pierre angulaire du “Steel Curtain” ! Taille, vitesse, force, agilité, détermination, “Mean” possédait tout. En 1974, il fait évoluer sa position en se plaçant entre le Guard et le Tackle afin de les perturber dans leurs assignations de blocage. On ne compte plus les Quarterbacks et les Halbacks punis grâce à ce système.
Cliff Harris, Safety
1970-1979 Dallas Cowboys
Il était surnommé “Captain Crash” par ses coéquipiers pour son style tout en force. Harris et le Safety Hall of Famer Larry Wilson faisaient peur à tous leurs opposants en raison des coups terribles qu’ils distribuaient.
Ernie “Fats” Holmes, Defensive Tackle
1972-1977 Pittsburgh Steelers, 1978 New England Patriots
Holmes passait parfois inaperçu au sein du Steel Curtain, mais il frappait pourtant aussi fort que les autres. “Cela ne me dérange pas d’envoyer quelqu’un au tapis. Si j’entends un gémissement d’un joueur que j’ai frappé, l’adrénaline m’envahit. J’ai encore plus d’énergie, et je frappe encore plus fort.”
Ken Houston, Safety
1967-1972 Houston Oilers, 1973-1980 Washington Redskins
Sa vitesse en faisait un excellent pass defender, et son gabarit (1,89 m pour 90 kilos) un plaqueur redouté. Toutes ces caractéristiques en font le premier strong safety de l’ère moderne.
Sam Huff, Linebacker
1956-1963 New York Giants, 1964-1967, 1969 Washington Redskins
Il n’avait ni vitesse, ni force particulière, mais simplement de l’envie et un instinct guerrier. Il déclara dans un article de “Time Magazine” : “Nous essayons de faire mal à tout le monde. Nous nous frappons le plus fort possible. C’est un sport d’hommes.”
Richie (Tombstone) Jackson, Defensive End
1966 Oakland Raiders, 1967-1971 Denver Broncos, 1972 Cleveland Browns, 1972 Denver Broncos
Avant que sa carrière ne prenne fin prématurément en raison d’une blessure au genou, Jackson était un défenseur dominant. Sa signature était un “Head Slap” dévastateur, interdit depuis. Un défenseur prêt à tout pour rendre fous les Linemen offensifs.
David “Deacon” Jones, Defensive End
1961-1971 Los Angeles Rams, 1972-1973 San Diego Chargers, 1974 Washington Redskins
Jones voyait les matchs comme des instants de “violence civilisée”. Il a inventé le terme de “sack” lorsqu’il a dit : “you sack a city – you devastate it.” Son autre création, interdite depuis, le “Head Slap” : mettre une claque appuyée sur le casque du blocker à chaque snap pour avoir un pas d’avance sur chaque action.
Jack Lambert, Linebacker
1974-1984 Pittsburgh Steelers
“Oui, j’éprouve de la satisfaction à plaquer un mec et à le voir étaler pour le compte.” Lambert, Middle Linebacker émérite, croyait que le football était là pour “récompenser ceux qui frappent le plus fort.” Une force terrible au sein du fameux Steel Curtain.
Dick “Night Train” Lane, Cornerback
1952-1953 Los Angeles Rams, 1954-1959 Chicago Cardinals, 1960-1965 Detroit Lions
Non seulement il interceptait un grand nombre de passes, mais il était aussi un plaqueur féroce. Lane était réputé pour ses plaquages par la tête et par le cou. Des actions dangereuses, interdites de nos jours, généralement appelées “Night Train Neckties.”. Un gabarit énorme pour un CB, 1,89 m pour 100 Kilos.
Willie Lanier, Linebacker
1967-1977 Kansas City Chiefs
Lanier était connu et respecté pour ses capacités à suivre les running backs et à les “découper” par de puissants plaquages. Ses coéquipiers l’appelaient “Contact” en raison de son style tout en puissance.
Ronnie Lott, Cornerback-Safety
1981-1990 San Francisco 49ers, 1991-1992 Los Angeles Raiders, 1993-1994 New York Jets
Comme l’indique le titre de son autobiographie “Total Impact”, Lott est considéré comme le DB ayant délivré les coups les plus rudes dans l’histoire de la ligue. Le coach des Cowboys Tom Landry (lui même hard hitter en tant que joueur) a dit de lui qu’il était un Middle Linebacker qui jouait Safety, et l’a surnommé “devastating.”
John Lynch, Safety
1993-2003 Tampa Bay Buccaneers, 2004-2007 Denver Broncos
Ray Nitschke, Linebacker
1958-1972 Green Bay Packers
Nitschke, qui prenait visiblement beaucoup de plaisir à frapper ses adversaires, gardera une place spéciale dans le cœur des fans des Packers. Il reste l’un des défenseurs les plus violents de tous les temps. “Vous voulez juste que l’on vous respecte lors d’une action. Vous voulez qu’on vous rappelle qui vous êtes.”
Donnie Shell, Safety
1974-1987 Pittsburgh Steelers
Avec son 1,77 m et ses 85 Kilos, Shell était bien souvent plus petit et moins physique que les receveurs adverses. Mais il était un plaqueur tellement féroce qu’il remportait régulièrement les matchups qui l’opposaient aux TE’s et aux WR’s.
Jack Tatum, Safety
1971-1979 Oakland Raiders, 1980 Houston Oilers
Une liste de Hard Hitters sans Jack Tatum ne saurait être complète. Tatum a gravé son nom en NFL parfois pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Son nom restera à jamais associé à celui du pauvre Patriot Darryl Stingley qu’un sale plaquage a laissé paralysé à vie en 1978… Tatum garde ses fans, mais on n’est vraiment pas obligé d’en faire partie…
Lawrence Taylor, Linebacker
1981-1993 New York Giants
Taylor a fait évoluer la position d’OLB du mode “read-and-react” à celui de l’“attack mode”. Son agressivité, son intensité, sa force, et sa vitesse, en ont en fait un défenseur dominant, et le joueur de football le plus craint de tous les temps.
Andre Waters, Safety
1984-1993 Philadelphia Eagles, 1994 Arizona Cardinals
Waters était un joueur très solide et un plaqueur forcené qui occultait toutefois toute notion de fair-play. Il sera donc logiquement surnommé “Dirty Waters.” Ron Jaworski, ancien QB des Eagles dira de lui : “Il faisait peur à tout le monde, receveurs, running backs, quarterbacks… Il était très résistant. Il avait sa théorie, qui disait qu’en faisant subir de gros plaquages, les joueurs n’avaient plus envie de se relever.”
Jack Youngblood, Defensive End
1971-1984 Los Angeles Rams
Youngblood ne semblait pas ressentir la douleur puisqu’il a joué toute une post-season, Super Bowl inclus, avec un péroné fracturé. Une résistance légendaire qui nous donne peut-être les raisons d’un style de jeu fait de puissance, de hargne, et de coups en tout genre. “Deacon Jones has been the most inspirational person in my football career.” Youngblood aura été à bonne école !
Et enfin, hors classement du fait de leur toujours grande activité…
Ray Lewis, Linebacker
1996-actuellement Baltimore Ravens
Il combine une force, une puissance et des caractéristiques athlétiques qui en font un cauchemar sur un terrain. On ne compte plus le nombre de joueurs qui ont mis un temps fou à se relever après l’un de ses plaquages.
Brian Dawkins, Safety
1996-2008 Philadelphia Eagles, 2009-actuellement Denver Broncos
Brian Dawkins, c’est 34 interceptions et 24 Forced Fumbles en 14 saisons (pour l’instant…). Des chiffres qui nous montrent bien l’orientation d’un joueur toutefois complet… Ce n’est pas la couverture qui fait vibrer dawkins, mais les schémas défensifs dans lesquels il doit prêter main forte à son front seven pour stopper la course ou chasser le Quarterback. Et plus le plaquage est violent, plus le safety est content. Il ne déteste pas non plus “désintégrer” un receveur imprudent à l’occasion…






























Wahou ! Quelle liste et quel boulot ! De belles photos et de nombreux joueurs que je ne connaissais pas. Bien joué mec !
Tu devrais t’inscrire à ce site http://touchdown.fr-bb.com/
Ton site mérite d’être connu
Bah, sur ce coup là j’ai pas vraiment de mérite, Sports Illustrated m’a sacrément mâché le travail quand même
Mais je suis tout de même content de pouvoir mettre tout ça au service des fans Français !
Encore merci pour ce commentaire bien sympa gmen !
En parlant de Ray-Ray:
http://tinyurl.com/yhhw3zc
Ha, avait pas lu cet article. Juste une remarque: Le hit de Tatum qui a paralisé Stingley etait légal…
Quand on revoit les images, c’est ultra violent, mais c’est vrai que ça paraît “légal” et que l’on voit encore parfois de tels plaquages de nos jours. Ce que j’ai du mal à encaisser, c’est que ce n’était qu’un match de pre-season et que les Pats ne devaient pas s’attendre à de tels hits…
Très bel article. je rajouterais les noms de Greg Lloyd, David Fulcher Kenny Easley, Joey Browner et Rodney Harrison.