Depuis un certain nombre d’années la NFL semble être devenue une Passing League, gênée par des règles défensives visant à apporter toujours plus de spectacle. Pourtant, les équipes qui parviennent à se qualifier pour le Super Bowl font toujours partie des meilleures défenses de la ligue et il est évident qu’une attaque flamboyante ne suffit pratiquement jamais pour se hisser jusqu’au match suprême. Je vous propose donc de nous replonger dans un passé plus ou moins lointain afin de voir les équipes qui ont le plus dominé leurs opposants durant l’ère du Super Bowl et par la même occasion les escouades les plus craintes. Nous allons en tout cas pouvoir vérifier que le vieil adage “Defense Wins Championships” restera très certainement toujours d’actualité.
10. Kansas City Chiefs – 1969
En 1969, les Chiefs parviennent à atteindre le Super Bowl et à faire triompher l’AFC une deuxième fois consécutive après les Jets de Joe Namath. Ils sont emmenés par des joueurs ultra dominateurs comme Bobby Bell, Willie Lanier et Buck Buchanan, qui font sans aucun doute partie des tous meilleurs Chiefs de tous les Temps. Cette année là, Kansas City rend une fiche de 11-3 en réussissant deux Shutouts et en contenant 7 opposants à 10 points ou moins. Plus parlant encore, au cours de leurs trois matchs de Playoffs, ils encaissent un tout petit total de 20 points ! Inutile de dire qu’il était très difficile de marquer un TD aux Chiefs, qui ont dégoûté les équipes adverses tout au long de l’année, tout comme les Vikings qui ne marqueront que 7 points lors de ce Super Bowl.
9. Miami Dolphins – 1972
En 1972, les Dolphins réussissent l’exploit de devenir la première équipe à remporter un Super Bowl en ne perdant aucun match. Un succès en partie du à une défense redoutable composée d’anonymes géniaux, baptisée pour l’occasion la “No-Name Defense”. L’escouade était emmenée par le Linebacker Hall of Famer Nick Buoniconti et comptait d’autres “monstres” méconnus comme Dick Anderson et Jake Scott. Mais plus intéressant encore, il semble que tous ces joueurs parvenaient à se rendre meilleurs les uns les autres et qu’ils faisaient avant parler le collectif plutôt que d’aligner des noms sur une feuille de papier. Une attitude qui était alors une première en NFL.
8. Los Angeles Rams – 1975
Plusieurs équipes de la NFL ont été surnommées de l’élégant terme “Fearsome Foursome”. Pourtant, aucune n’a plus mérité ce nom que celle des Rams de 1975. Emmenée par les deux terribles Defensive Ends Jack Youngblood et Fred Dryer, les Rams terminent la saison avec seulement 2 défaites en 14 matchs, concédant une moyenne de 9.6 points par match, l’une des plus impressionnantes de l’histoire. Mieux encore, lors des six derniers matchs de saison régulière, les Rams arrivent à tenir une moyenne de 5.3 points encaissés par match ! Tout simplement énorme ! L’équipe doit malgré tout rendre les armes en finale de conférence contre les Cowboys. Elle parvient néanmoins à atteindre le SB en 1979 avec les mêmes joueurs.
7. Green Bay Packers – 1962
Les Packers de 1962 étaient tellement forts qu’ils sont parvenus à produire des Hall Famers dans tous les compartiments du jeu, de la ligne défensive jusqu’au Safeties, en passant par les Linebackers et les Cornerbacks. Leurs divers opposants ont eu le tort de trop se focaliser sur la vedette de l’attaque, le QB Bart Starr, omettant au passage de prendre au sérieux une escouade défensive mésestimée. Le joueur qui ressort le plus de cette équipe s’appelle Ray Nitschke, un Linebacker 7 fois All-Pro qui sera nommé dans la 75th All Time Anniversary Team. L’équipe finira la saison avec une fiche de 13-1 et remportera le Championship Game contre les Giants sur le score de 16-7, ne concédant au passage que 7 points sur un Punt bloqué pour le TD. L’attaque des G-men n’aura pas réussi à marquer le moindre point…
6. Tampa Bay Buccaneers – 2002
En 2002, les Tampa Bay Buccaneers réussissent la prouesse d’afficher les meilleures statistiques de la ligue dans les catégories suivantes : total de yards concédés, points concédés, et interceptions. Une équipe solide dans tous les secteurs de jeu, qui comptait un grand nombre de noms fameux, qui sont sans aucun doute appelés à être un jour Hall Of Famers. Citons entre autres Warren Sapp, Derrick Brooks, John Lynch, Simeon Rice, Ronde Barber ou encore Shelton Quarles. La défense réussira même à marquer au moins un TD au cours de 4 matchs consécutifs, terminant la saison sur une fiche de 12-4. 9 fois, les adversaires devront se contenter de marquer 10 points ou moins. Une équipe appelée à gagner le Super Bowl, ce qui sera chose faite contre les Raiders, 48-21, avec à la clé un match défensif époustouflant et un MVP nommé Dexter Jackson, le Free Safety d’une D qui a fait vivre un cauchemar au QB adverse Rich Gannon (5 interceptions en tout pour les Bucs).
5. New York Giants – 1990
De tous les défenseurs ayant évolué en NFL, personne n’a autant inspiré la crainte, voire la peur, que le Linebacker Lawrence Taylor. Pierre angulaire de la défense, Taylor a réussi à rendre meilleurs tous ses coéquipiers et leur a montré la voie de la confiance et de la réussite. Les Giants remportent le Super Bowl contre les Bills (20-19 avec une fin haletante), après avoir rendu un bilan de 13-3 en gagnant les 10 premières rencontres. Cela dit, le mérite en revient avant tout à une défense qui reste à ce jour l’une des meilleures à avoir évolué en NFL, et sans qui rien n’aurait été possible. En Playoffs, les hommes de Bill Parcells s’offriront successivement le scalp des Bears, des 49ers et enfin des Bills de Jim Kelly, trois équipes pourtant dotées d’une redoutable armada offensive.
4. Baltimore Ravens – 2000
Lorsque vous possédez un élément tel que le Linebacker Ray Lewis pour mener une défense, vous savez que vous êtes sur la voie du succès, cela même si vous disposez d’une attaque très moyenne. En 2000, Lewis et les siens – avec entre autres Rod Woodson, Michael McCrary, Chris McAllister et Peter Boulware – emmènent l’équipe jusqu’au Super Bowl avec pour QB le très limité Trent Dilfer. L’équipe perd 4 matchs en saison régulière et l’on se rend alors compte d’une chose : lorsque la défense va, tout va (13 points concédés en moyenne). En quatre occasions, les Ravens laisseront leurs adversaires à zéro (Steelers, Bengals, Browns et Cowboys subissent des Shutouts) et, en 4 matchs de Playoffs, ils ne concèdent que 23 points. Ils remportent le Super Bowl contre les Giants avec une facilité déconcertante, réussissant même au passage à humilier le pauvre Kerry Collins, transi de peur sur le terrain.
3. Minnesota Vikings – 1971
La devise des Vikings et de leurs célèbres “Purple People Eaters” voulait tout dire : “Rendez-vous au Quarterback !”. En effet, cette défense impressionnante à la terrible ligne défensive pouvait sacker, stopper le Run, concédant au final très peu de yards. Les joueurs les plus craints de l’époque étaient les Linemen Alan Page (MVP de la ligue), Carl Eller et Jim Marshall, ainsi que le redoutable Safety Paul Krause. Les Vikings de 1971 maintenaient leurs adverdsaires à 9.9 points par match tout en poussant les QB’s adverses à terminer avec un Rating très bas, 40.4 de moyenne. Un chiffre qui démontre à quel point un Quarterback passait une très longue après-midi contre les Vikes. Cela dit, en dépit d’une fiche de 11-3, les Vikings s’arrêteront au premier tour des Playoffs contre Dallas.
2. Chicago Bears – 1985
Certes, le Running Back Walter Payton a en partie amené les Bears au Super Bowl XX, mais la défense n’a pas été en reste dans cette course à la gloire. Elle a même été tellement brillante que les gens se souviennent plus de la domination défensive des Ours que des exploits de “Sweetness”. Avec un bilan de 15-1 (une défaite en décembre contre les Dolphins), Chicago impressionne toute la ligue, construisant les victoires sur les Blitz incessants de la 46 Defense. Durant la saison régulière, les Bears réussiront deux Shutouts, mais, plus fort encore, ils en réussiront deux autres lors des deux premiers matchs de Playoffs. Les vedettes de l’époque s’appelaient “Samurai” Mike Singletary (l’un des meilleurs LB’s de l’époque), Richard “Sackman” Dent, William “The Refridgerator” Perry, Dan “Sackmaster” Hampton, qui ont tous une place de choix dans la liste des meilleurs Bears de tous les temps. Une défense incroyable qui ridiculisera les Patriots 46-10 au cours d’un match cauchemardesque pour le QB adverse, le pauvre Tony Eason, totalement humilié lors de cette rencontre (0 sur 6, 0 yards, 0, 0 TD, et un rating de 39.6).
1. Pittsburgh Steelers – 1976
La défense des Steelers de 1976 portait un nom significatif :”The Steel Curtain”. Un surnom qui leur convenait admirablement étant donné la puissance ahurissante de l’escouade, sans aucun doute la plus impressionnante et la plus dure de l’histoire. A la simple vue du fameux Linebacker Jack Lambert, édenté à l’air de grognard, on comprend amplement la peur que pouvait instiller cette D, à plus forte raison lorsque l’on énumère les autres stars de l’époque, les Hall of Famers “Mean Joe” Greene, Mel Blount et Jack Ham, sans compter L.C Greenwood et Glen Edwards (6 joueurs élus au Pro Bowl de 1976 avec également J.T Thomas et Mike Wagner, soit 8 défenseurs de Pittsburgh en tout). Sur les 8 derniers matchs de la saison, les Steelers ne concèderont que 3.1 points de moyenne. La défense ne gagnera pas le titre cette année là. Elle en totalise tout de même 4 avec toutes ses stars (1974, 1975, 1978 et 1979).
Honorable Mention
Atlanta Falcons – 1977
Mis à part peut-être le Linebacker Greg Brezina, il est absolument inutile de citer le noms des joueurs présents dans la défense des Falcons de 1997. Pourtant, ils sont très certainement les dignes successeurs de la “No-Name Defense”, à savoir une escouade composée d’anonymes qui donnent tout pour le collectif, et ce à chaque Snap. Totalement méconnue des Fans, Gmen nous avait fait découvrir cette terrible défense dans un article excellent, dont voici un passage qui vous en dira plus : The Grits Blitz Defense (Grits pour les flocons d’avoine, une spécialité du petit déjeuner dans le Sud) du Defensive Coordinator Jerry Glanville, en 1977, celle dont personne ne se rappelle, celle qui n’a jamais remporté de championnat, mais qui pourtant a provoqué cette année là 48 Turnovers, n’a encaissé que 4 TD’s à la passe et 5 à la course sur toute la saison, soit un total de 129 points pour une moyenne de 9,2 points par rencontre (sur 14 matchs et non 16 toutefois). Malheureusement, les Falcons n’avaient pas d’attaque et finiront la saison avec une fiche de 7-7. Je vous encourage néanmoins à lire ou à relire l’histoire de ces formidables cols bleus.
Denver Broncos – 1977
La même année que la Grits Blitz Defense, une autre escouade défensive terrorise la ligue : les Denver Broncos et leur célèbre “Orange Crush”, référence à la couleur de leur maillot et à une marque de jus de fruits. Menée par les LB’s Randy Gradishar et Tom Jackson, ainsi que par le Hard Hitter Lyle Alzado, cette défense accumulait les talents dans une formation 3-4 ultra agressive, mise au point par le Defensive Coodinateur Joe Collier et le Coach de la ligne défensive, le Hall Of Famer Stan Jones. Extraordinaire contre la course (1ère de la ligue), cette défense avait cependant beaucoup de mal contre la passe (avec seulement une 27ème position NFL). C’est certainement ce qui leur coûta la victoire lors du SB XII, perdu 27-10 contre les Cowboys.
En 1984, les 49ers battent les Dolphins lors du SB XIX et tout le monde y voit la suprématie de Joe Montana et sa supériorité sur Dan Marino. Pourtant, même si les Niners étaient bien au top offensivement, la défense n’était pas en reste et elle a d’ailleurs réussi à tenir la baraque tout au long de la saison, la Franchise rendant une fiche de 15-1. Une fois encore, la défense des Niners ne possédait pas de noms ronflants au sein de son effectif, mis à part Ronnie Lott, mais des joueurs travailleurs et sûrs de leur talent. Résultat des courses, l’escouade facilitera la tâche de Montana en rendant les victoires plus aisées, les Bears étant même interdit de point en finale de conférence (Shutout 23-0).
Tous les gens qui ont suivi la saison 2007 s’accordent sur un point : sans leur défense, les New York Giants n’auraient jamais réussi à se hisser jusqu’au Super Bowl et encore moins à empêcher les Patriots de réaliser la saison parfaite. En effet, après un début de saison chaotique – 45 points, puis 35 points encaissés lors des deux premiers matchs ! – la D des Gmen trouve la cadence et réalise des matchs pleins d’espoir. Les meneurs s’appellent Antonio Pierce, Kawika Mitchell, mais surtout Justin Tuck, Osi Umenyiora et Michael Strahan. Exerçant un Pass Rush féroce à chaque instant, tous ces joueurs compilent 37 Sacks et rendent une fiche passable de 10-6. Cela ne les empêchera pas de hisser encore leur niveau de jeu et d’aller chercher une bague bien méritée au cours d’un match épique.
New Orleans Saints – 1992
Le Linebacker Corps appelé “The Dome Patrol” a régné sur la NFL durant de longues années, mais c’est en 1992 qu’il semble être le plus performant, entraînant avec lui le reste de l’équipe. Les 4 mousquetaires se nommaient Pat Swilling, Sam Mills, Vaughan Johnson et le Hall Of Famer Rickey Jackson. Bien que très craints, les Saints ne sont jamais parvenus à se hisser jusqu’au Super Bowl, même s’ils ont joué 4 fois les Playoffs. Ils ont surtout gagné le respect de la ligue et de leur fans à travers leur défense acharnée. Ces 4 Linebackers sont également entrés dans l’histoire en étant tous élus Pro Bowler après leur énorme saison ! Un exploit qui n’a plus jamais été réalisé depuis.



















J’imagine comment tu as dû te gratter la tête classer pour ces défenses mythiques. Bravo! Je ne me souvenais pas que la D des Bucs était aussi forte.
Pour ma part, celle qui m’a le plus impressionné dans les années 2000 est celle des Ravens. Ils ont détruit leur adversaire en P.O avec une facilité incroyable, n’encaissant que 16 points sur 3 matchs.
Pour les fans des Giants, la défense la plus impressionnante dans l’histoire de la franchise d’une équipe titréen’est ni celle de 86 ou 90, c’est celle de 1927 lorsque les G-men remportèrent le championnat avec un 11-1-1 et surtout… 10 shut out! (aucun point encaissé par l’adversaire). Mais bon ,autre temps, autre période!
En lisant ton classement, j’ai cru que tu avais oublié celles des Steelers
Pour compléter ton article :
Dabord bravo pour l’article.
Perso une grosse mention special pour les buccs et surtout pour les ravens.
Ces deux équipes on emené leur teams jusqu’au titre sans offense.
De plus encaisser si peu de points et de touchdowns en passant autant de temps sur le terrain, chapo la defense.
Il n’y a qu’a voir où se trouvent, au mieux les grosses defenses sans bonne attaque : honorable mention.
Bien sur les autre defenses sont excelent, je ne dis pas que celle des ravs est la meilleur mais pour moi celle que je retiendrai le mieux.
(peut etre également parsque je n’ais pas vu évolué les autre à l’époque, mais juste en video)
Tres bon article !
Si je peux me permettre il y a une coquille au niveau des Bears de 85. Payton était surnomé “Sweetness” (douceur) et non “Sweatness”.
La Grits Blitz Defense pas dans le top 10? Ils ont une des meilleures saison qu’une defense ait jamais eu! Totalement incompréhensible de ma part.
“De tous les défenseurs ayant évolué en NFL, personne n’a autant inspiré la crainte, voire la peur, que le Linebacker Lawrence Taylor.”
Pas vraiment d’accord avec ça. Ca peut être discuté, mais beaucoup de joueurs de periodes plus anciennes etaient a mon avis bien plus craint. Butkus, Bednarik, Dick Lane, tous ont fait, a mon humble avis, bien plus peur que Taylor.
Sinon, le reste de l’article je suis plutot d’accord. Je remarque que tes choix numeros 2 et 3 viennent de Buddy Ryan. Quel Defensive coordinator!
C’est vrai que j’ai hésité à les mettre dans le Top 10 la Grits Blitz. Niveau intrinsèque, cette défense mérite largement d’y être. Après, je me suis dit que le bilan de 7-7 prouvait aussi, d’une certaine manière, que la défense ne parvenait pas à gagner les matchs, mais je comprends qu’on puisse les attendre dans le classement.
Pour Taylor, en écrivant la phrase, j’ai aussi pensé à Butkus, mais tout est une question de perception.
Je ne la connais pas très bien mais la Doom Defense des Cow-boys aurait pu chipper une place honorable dans ce classement également.. Peut-être la 10 ou 11eme place
?
En y réfléchissant, Landry a placé ses Cowboys au top des prétendants grâce à sa flex defense et pas qu’aux comme back de Roger Staubach.
Pour rentrer dans le débat, je pense que Taylor était le tackleur le plus craint de la NFL de l’ère moderne. Butkus est pour moi le mec le plus flippant. Peut-être aussi justement parce que les règles étaient différentes et que fucking Butkus n’hésitait pas à tordre le coup de ses adversaires à la moindre occasion.
Euh, tordre le coup etait deja interdit a l’epoque! C’est surtout ses hits et le nombre de KO infligés qui lui ont valu cette crainte. Après, ouais il etait un peu dirty, mais d’un autre coté ses adversaires lui ont detruit les genoux a coup de clipping…c’était une autre période. Autre chose que cette ligue ou seule la passe compte ou presque.
@Dom: Qu’est-ce que le 7-7 vient faire la-dedans? Serieusement, si on juge la meilleure défense, pourquoi compter dans son raisonement la performance de l’attaque?
Et si malgré tout on devait prendre ça en compte, n’est-il pas plus dur de produire des stats comme celles de la Grits Blitz en etant beaucoup plus longtemps sur le terrain qu’une équipe avec une attaque correcte?
Les Eagles de 1991 devraient au moins figurer dans les mentions honorables. Le Gang Green avait fini premier contre la course, premier contre la passe, premier en total yards, 2e en sacks et avait envoyé cinq de ses membres au Pro Bowl (reggie white, clyde simmons, jerome brown, seth joyner et eric allen). Avec la blessure de Randall Cunningham lors du premier match de la saison, c’est bien la défense qui a amené les Eagles aux portes des play-offs cette année-là. Deux matchs mémorables de cette saison 1991 sont à mentionner. Le 24-0 infligé aux Cowboys de Smith, Aikman et Irvin à Dallas avec 11(!) sacks dont 4.5 pour le seul Simmons. Ce jour-là, les Cowboys n’ont produit que 90 yards en attaque! Autre performance mémorable, toujours au Texas mais à Houston, avec la surpuissante attaque des Oilers de Warren Moon décapitée par la défense de Bud Carson (13-6) au cours du “House of Pain game”. Quant aux Giants de 1990 et 2007, leur performance défensive lors du Super Bowl était exceptionnelle mais je pense que les escouades de 2000 et, surtout, celle de 1986 étaient supérieures. Par contre rien à dire sur les Steelers de 1976 ou les Bears de 1985, ils méritent d’être 1 et 2… juste devant les Ravens selon moi:-)
C’est vrai que les Eagles de Reggie White étaient impressionnants. Merci pour ton commentaire très complet, l’erreur est réparée.
J’ai aussi hésité sur la défense des Raiders des années 80, et comme le dit Gmen, la Doom D des Cowboys méritait aussi, mais il fallait bien faire un choix… En tous cas, merci à tous pour vos observations, c’est toujours bon de se remémorer les grosses cylindrées et d’en débattre